Galatasaray-PSG : Sans trembler mais sans flamber, les Parisiens s'imposent en Turquie

FOOTBALL Le Paris Saint-Germain poursuit sur sa lancée en Ligue des champions et trône seul en tête du groupe A

Aymeric Le Gall

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Le PSG s'est imposé à Galatasaray grâce à un but de Mauro Icardi.
Le PSG s'est imposé à Galatasaray grâce à un but de Mauro Icardi. — OZAN KOSE / AFP

De notre envoyé spécial à Istanbul, 

Après avoir souillé le Real au Parc lors de la première journée de Ligue des champions, le PSG a simplement fait le job mardi soir à Galatasaray et le voilà seul en tête du groupe A après deux journées. Les Parisiens pourront remercier les Madrilènes, à deux doigts de l’humiliation à domicile face à Bruges (2-2).

>> Séisme à Istanbul. On a beau le savoir, ça retourne quand même les intestins. Si le nouveau stade du Galatasaray a été posé dans un de ces nouveaux quartiers d’affaire sans âme de la banlieue d’Istanbul, son public, lui, n’a pas changé. Face au PSG, les 52.000 supporters turcs ont fait un bruit d’enfer, le genre de truc à perdre ses tympans plus facilement que son chemin dans le grand bazar d’Istanbul. Pourtant, malgré une ambiance à réveiller les morts, les Parisiens n’ont pas du tout semblé intimidés. Pendant près d’une demi-heure, les hommes de Thomas Tuchel ont fait danser une défense turque à la limite du niveau requis pour jouer en pro, avant de peu à peu baisser de pied et redonner espoir à leurs adversaires. Seri aurait même pu ouvrir le score mais son plat du pied a choisi la mauvais côté de la lucarne de Navas.

>> Le PSG fait le job et basta. Mais soyons honnêtes, si le PSG n’a pas tout bien fait mardi soir, il n’a pas non plus beaucoup tremblé face à une équipe clairement en rôdage en ce début de saison. Vu les espaces laissés dans son dos par l'arrière garde turque, le PSG aurait même pu plier le match avant la pause. C’est finalement dès le retour des vestiaires, après un joli mouvement Verratti-Sarabia-Icardi, que Paris fait le plus dur grâce au premier pion de son buteur argentin (52e). Navas aura de son côté passé une soirée plutôt peinarde, même s’il a tout de même sauvé son équipe sur un coup-franc vicelard à ras de terre de Seri en début de deuxième.

>> Vivement le vrai retour des cracks. C’est une réflexion que seul les grands bourgeois peuvent se permettre, et c’est le cas de ce PSG-là : tout au long de la soirée, on n’a pas cessé de se dire qu’avec son duo Neymar-Mbappé, Paris aurait pu se faire une partie de Mikado en deuxième période. Le premier purgeait son dernier match de suspension, le second, encore trop juste pour gambader 90 minutes, n’est entré qu’à l’heure de jeu. Ce qui donne à l’arrivée une sensation un peu frustrante, celle de n’avoir jamais vu le véritable PSG en C1 cette saison. Même si jusqu’ici il s’en est quand même plutôt bien sorti.