Bordeaux-PSG: «On a un groupe, une équipe» et c'est le plus important pour les Girondins malgré la défaite face à Paris (0-1)

FOOTBALL Bordeaux se (re)construit petit à petit avec un état d’esprit pour le moment irréprochable

Clément Carpentier

— 

Paulo Sousa, l'entraîneur des Girondins.
Paulo Sousa, l'entraîneur des Girondins. — NICOLAS TUCAT / AFP
  • Les Girondins s’inclinent logiquement face au PSG (0-1) lors de la 8e journée de Ligue 1.
  • Au-delà du résultat, les Bordelais ont montré une nouvelle fois un état d’esprit irréprochable.
  • Maintenant, ils vont savoir dans les prochaines semaines ce que vaut leur équipe avec un calendrier très chargé.

Ce n’est pas un scoop mais quand le PSG est à ce niveau-là, ça devient impossible pour l’équipe d’en face d’exister (surtout en Ligue 1) même avec la meilleure volonté du monde. Alors les Girondins ont fait ce qu’ils ont pu face à Paris (0-1) : « On a essayé d’exister, de jouer notre jeu, de ressortir le ballon. Mais en face, c’est très fort… », résume Paulo Sousa. Et encore plus quand Mbappé et Neymar se retrouvent, cinq mois après leur dernier match ensemble.

Si le score ne reflète pas la domination parisienne, il récompense au moins la débauche d’énergie des Bordelais. Même au plus fort de la tempête, ils n’ont pas lâché comme depuis le début de la saison. Avec un peu plus de chance, il aurait même pu bénéficier d’un penalty en toute fin de rencontre sur Loris Benito. Une attitude qui suffirait presque à satisfaire l’entraîneur portugais :

« Je suis fier de mes joueurs. Ils ont le bon état d’esprit, il y a de l’implication. Nous sommes sur le bon chemin. Le groupe avance mais c’est un long processus. »

Avec cet état d'esprit, Bordeaux peut voir venir...

Match après match, Paulo Sousa construit son équipe et elle est en progrès constant malgré cette deuxième défaite de la saison (Bordeaux n’avait plus perdu depuis la première journée face à Angers). « On n’a pas besoin d’être rassuré notamment au niveau défensif, rappelle l’exemplaire capitaine Benoît Costil impeccable face aux stars parisiennes, après on a des progrès à faire avec le ballon. Elle est surtout là notre marge de progression. » Et contre Paris, ce n’était vraiment pas le thème du jour.

Alors le gardien international voit plus loin (et il a sûrement raison) :

« Franchement, je suis content car on a un groupe, une équipe aujourd'hui. Une équipe qui se bat. Et je suis sûr que ça va payer. »

Ça faisait tellement longtemps que les spectateurs n’avaient pas vu ça qu’il est en effet bon d’insister là-dessus. Oui, Bordeaux a enfin une équipe. Et c’est peut-être le plus gros enseignement de ce début de saison et surtout le plus important.

Maintenant, le plat de résistance

S’il faudra vite repartir de l’avant à Toulouse dans une semaine pour le derby de la Garonne, les Girondins vont vraiment savoir ce que vaut leur « équipe » ! Saint-Etienne, Lille, Nantes, Nice, Monaco… Voilà le programme copieux qui les attend. Après l’entrée, ce sera l’heure du plat de résistance pour les joueurs de Paulo Sousa. Alors peuvent-ils ambitionner mieux qu’un top 10 (l’objectif fixé en début de saison) ?

« J’en ai déjà parlé mais aujourd’hui, le plus important c’est de s’améliorer », autant vous dire que c’est le genre de question qui agace le Portugais. Une chose est sûre après des mois voire des années de turbulences, les Girondins semblent avoir trouvé un peu de stabilité, les résultats aidant pour le moment (ils sont bien installés dans la première partie du championnat). Tout n’est pas parfait mais c’est déjà pas si mal…