ASSE-OL : Encore un derby sans supporters visiteurs, « une mesure restrictive » pas près de s’arrêter

FOOTBALL La préfecture de la Loire a officialisé mardi l'interdiction de derby pour les supporters lyonnais pour le choc du 6 octobre à Saint-Etienne. Depuis six ans, tout va dans le sens d'un rendez-vous sans parcage visiteur 

Jérémy Laugier avec AFP

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Les supporters lyonnais  avaient pu assister à un derby historique (0-5) dans le Chaudron en novembre 2017.
Les supporters lyonnais avaient pu assister à un derby historique (0-5) dans le Chaudron en novembre 2017. — Jérémy Laugier/20 Minutes
  • Comme la saison précédente, l’OL ne sera pas accompagné par ses supporters pour le derby du 6 octobre dans le Chaudron, en raison d’un arrêté préfectoral publié mardi.
  • Cet arrêté vient d’être qualifié de « mesure restrictive » par le club lyonnais dans un communiqué.
  • Dans le même temps, l’ASSE n’a pas obtenu gain de cause dans le cadre d’un recours effectué auprès du tribunal administratif de Lyon, à la suite de l’interdiction de derby au Parc OL, en novembre 2018, pour ses supporters.

Pas grand monde n’a été surpris par le nouvel arrêté de la préfecture de la Loire, interdisant mardi aux supporters lyonnais d’assister au prochain derby du 6 octobre dans le Chaudron. Et pour cause, depuis six ans, ce choc tant attendu à Lyon comme à Saint-Etienne ne s’est jamais disputé, à l’aller et au retour, avec un parcage visiteur. En raison d’un nombre de places jugé trop insuffisant par les groupes de supporters stéphanois, mais aussi sur interdiction préfectorale comme c’est le cas cette saison.

Les autorités ont précisé qu’une réunion de sécurité en amont de ce choc de Ligue 1 s’était tenue le 9 septembre et qu’elle avait constaté « des velléités d’affrontements toujours très fortes ». Pour tenter de faire comprendre sa décision, la préfecture de la Loire s’est fendue d’un tweet explicatif abondamment raillé par les supporters des deux camps.

« De nombreuses propositions de mesures et garanties évoquées », en vain

L’OL, qui avait pu être accompagné par 850 fans lors du fameux derby de novembre 2017 (0-5) mais pas celui de la saison passée, a tenu à exprimer ce mercredi « sa profonde déception face à cette mesure restrictive ».

« Le club déplore qu’aucun accord n’ait pu être trouvé, et ce malgré les nombreuses propositions de mesures et garanties évoquées lors de la réunion préparatoire de sécurité », précise le communiqué lyonnais. Dans le même temps, l’ASSE et l’Association nationale des supporters (ANS) n’ont pas obtenu gain de cause auprès du tribunal administratif de Lyon, un an après leur recours à la suite de l’interdiction des supporters des Verts pour un le derby de novembre 2018 au Parc OL.

« Un antagonisme ancien oppose les deux clubs »

Traitée en urgence l’année dernière, leur demande avait déjà été rejetée par le juge des référés à trois reprises. Cette fois-ci, le tribunal examinait la légalité de l’arrêté sur le fond. Dans son jugement de ce mercredi, il estime que « la société ASSE Loire n’est pas fondée à soutenir que l’arrêté attaqué est entaché d’illégalité et doit être annulé ».

Il souligne en effet « qu’un antagonisme ancien oppose les clubs de football de l’OL et de l’ASSE et que cet antagonisme a régulièrement entraîné des troubles importants à l’ordre public en raison du comportement des supporters des deux clubs », en s’appuyant notamment sur des débordements en marge de six matchs entre décembre 2017 et octobre 2018. Autant vous dire qu’on n’est vraiment pas près de pouvoir se réjouir d’un derby rassemblant Lyonnais et Stéphanois.