Ligue 1 : Strasbourg se rate avant Francfort mais « ce n'est pas une catastrophe »

FOOTBALL Manque d'efficacité, turn-over perdant et penalty raté... Sale journée pour le RC Strasbourg dimanche contre Rennes (0-2). Le coach alsacien, Thierry Laurey, refuse de dramatiser

Thibaut Gagnepain

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Mats Sels et Abdallah N'Dour dépités...
Mats Sels et Abdallah N'Dour dépités... — PAtrick HERZOG / AFP
  • Le Racing n’a pas vu beaucoup de faits de match tourner en son sens, dimanche contre le Stade Rennais à la Meinau (0-2).
  • Une question d’efficacité surtout. « Ce n’est pas une catastrophe, on n’a pas pris 4-0 hein !, réfute l’entraîneur strasbourgeois Thierry Laurey. Il y a une équipe qui a concrétisé et pas l’autre. »

Qu'est-ce qui a réussi au RC Strasbourg ce dimanche contre Rennes (0-2) ? Pas grand-chose. Un penalty sifflé à la 37e minute. C’est à peu près tout. Avant cela, les Alsaciens avaient déjà encaissé un but, par Grenier (16e). Ensuite, Martin a raté son péno, les Rennais ont doublé la mise (54e) et Ndour a été exclu (84e).

Sinon ? Des occasions manquées, un jeu souvent stéréotypé et des changements inefficients. Une sale journée, quoi… « Ce n’est pas une catastrophe, on n’a pas pris 4-0 hein !, réfute l’entraîneur strasbourgeois Thierry Laurey. Il y a une équipe qui a concrétisé et pas l’autre. C’est parfois assez simple le football. Ce sont les derniers gestes qui nous ont fait défaut. »

« Je ne regrette aucun choix »

Le duo Mothiba-Da Costa peut le prendre pour lui. Le Sud Africain en particulier, fantomatique sur ce match et coupable de grossiers ratés. Le Cap Verdien n’a guère été mieux… Où était Ajorque et Thomasson, les habituels titulaires cette saison ? Respectivement sur le banc et en tribune. En vue du barrage retour de Ligue Europa à Francfort jeudi, où le Racing se présentera avec un petit avantage après le match aller (1-0).

Ce dimanche, le coach alsacien avait décidé de faire un peu tourner et les habituels remplaçants ne lui ont pas donné raison. « Mais comment voulez-vous qu’on joue avec la même équipe tout le temps ? On bataille depuis le 25 juillet et on joue sous des grosses chaleurs. Je ne regrette aucun choix », s’est-il défendu. « Malgré l’énergie qu’on a perdue depuis le début de la saison, on a fait un match qui tenait la route. Ce soir, c’est juste une histoire d’efficacité face à une équipe pleine de fraîcheur. »

« On a manqué d’intensité »

Ses arguments sont recevables mais traduisent aussi les manques actuels de ce Racing-là. Les blessures de Fofana (cheville), Sissoko (cuisse) et Caci (quadriceps) pèsent avec l’enchaînement des rencontres. Trois joueurs absents et les partenaires de Stefan Mitrovic sont vite en manque de rotations. Surtout au milieu. Ce dimanche, ce sont les jeunes Zemzemi et Lebeau qui ont fini la partie…

« On a manqué d’intensité », tranche le défenseur Alexander Djiku. « On n’y était pas d’entrée. Le but nous a réveillés mais c’était déjà trop tard. Est-ce qu’on avait la tête à Francfort ? Non, pas du tout. » L’aventure européenne parasite pourtant beaucoup le début de saison du Racing. Avec deux points en trois journées, son bilan en Ligue 1 n’est pas reluisant. Mais ce n’est pas une catastrophe non plus. A moins d’une élimination en Allemagne jeudi. Là, la lecture pourrait être toute autre.