France-Brésil: «On sait qu’on fait peur sur coup franc»… Les Bleues ont trouvé leur arme fatale

FOOTBALL L’équipe de France a confirmé qu’elle était maîtresse des airs sur coups de pied arrêtés

Aymeric Le Gall

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Face au Brésil, les Bleues ont (encore) marqué sur coup de pied arrêté.
Face au Brésil, les Bleues ont (encore) marqué sur coup de pied arrêté. — FRANCK FIFE / AFP
  • L'équipe de France s'est imposée au bout de la nuit contre le Brésil, dimanche soir, en huitième de finale de Coupe du monde. 
  • Et encore une fois, elles n'ont dû leur salut qu'à un but sur coup de pied arrêté, leur arme fatale dans ce Mondial. 
  • C'est un exercice que le staff tricolore a beaucoup travaillé en amont de ce Mondial 2019. 

De notre envoyé spécial au Havre,

Les futures adversaires des Bleues en quart de finale, vendredi soir au Parc des Princes, qu’elles soient espagnoles ou américaines, sont prévenues : si les Bleues sont loin de faire claquer des dents d’un point de vue du jeu, il y a un aspect en revanche qu’elles maîtrisent à la perfection. On veut évidemment parler des coups de pied arrêtés. On l’avait déjà entraperçu lors du match d’ouverture face à la Corée du Sud, ça s’est confirmé dimanche puisque c’est à nouveau sur ce genre de phases que s’est décidé la qualification des Bleues.

Avant même le deuxième but français d’Amandine Henry, à la réception d’un coup franc parfaitement tapé par Amel Majri, les Françaises auraient déjà pu faire la différence dans les airs par deux fois sur coup de pied arrêté. C’est donc devenu l’arme fatale de cette équipe et on ne va pas s’en plaindre, puisqu’il faut souvent s’en remettre à ça quand ça coince – et ça coince – dans le jeu et la finition.

L’arme fatale de cette équipe

« On les travaille beaucoup, avouait Renard, auteur de deux coups de boule sur coups francs contre la Corée du Sud. Il y a énormément de potentiel dans cette équipe sur les coups de pied arrêtés. Mais je trouve qu’on doit faire encore beaucoup mieux car sur certains coups, on a parfois mal joué les choses. Il faut encore mieux frapper dans les zones essentielles, on sait que ça peut faire encore plus peur aux autres équipes. » « On sait qu’on fait peur sur coup de pied arrêté », confirmait quelques mètres plus loin la jeune Delphine Cascarino, tandis que sa coéquipière Eugénie Le Sommer parlait pour sa part de « véritable arme pour décanter des situations compliquées ».

Sarah Bouhaddi ne se cache pas, c’est rassurant d’avoir « des joueuses qui sont clé sur ce genre de phases. Ces derniers jours, on s’est répété qu’il faudrait vraiment être concentré sur ce genre d’action car ça pourrait nous permettre de nous imposer. Il faut qu’on se dise que sur chaque coup de pied arrêté, c’est potentiellement une passe décisive. »

Un long travail pour en arriver à ce résultat

Si l’équipe de France en est là aujourd’hui, c’est le fruit d’un travail acharné avec le staff de Corinne Diacre​. « Même si on sait que dans le foot, peu de buts sont marqués sur ce genre de phases, on sait aussi qu’à un moment donné une rencontre peut basculer sur stratégie, sur coup franc, sur corner. On a pas mal mis l’accent dessus lors de la préparation, ça nous sourit encore ce soir », se félicitait la sélectionneuse française en conférence de presse à l’issue de la soirée havraise.

Au-delà même de la réalisation, nous disait-elle en conclusion, « je trouve ça bien car les filles prennent leur responsabilité. Car on n’a pas qu’une combinaison sur corner, qu’une combinaison sur coup franc. Elles ont un panel de choix à leur disposition et c’est à elles de faire le bon. Donc quand ça paye, tout le monde est content. » Sauf le Brésil, en l’occurrence.