OGC Nice: «Je suis content qu’un coach comme Patrick Vieira me fasse confiance. Et me fasse progresser»

INTERVIEW L’arrivée du champion du monde au Gym coïncide avec l’explosion du temps de jeu d'Adrien Tameze

Propos recueillis par Mathilde Frenois

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Adrien Tameze est le joueur le plus utilisé par Patrick Vieira.
Adrien Tameze est le joueur le plus utilisé par Patrick Vieira. — F. Dides / Sipa

Impossible d’aller voir jouer l’OGC Nice sans croiser Adrien Tameze sur la pelouse. Le milieu de terrain de 25 ans est le joueur le plus utilisé par Patrick Vieira, ne manquant qu’un seul début de match en 29 rencontres cette saison.

Avec ses 2.374 minutes dans les pattes, il est le joueur qui assure un équilibre au Gym, fort de sa place centrale sur le terrain et de sa relation particulière avec le coach Patrick Vieira.

Que ressent-on lorsqu’on est le joueur le plus utilisé d’une équipe ?

Je suis content parce que c’est une année importante pour moi. C’est l’année de la confirmation. En 2017, je découvrais le championnat et le club. Maintenant, c’est important d’enchaîner et de jouer le plus de matchs possible.

Ça coïncide avec l’arrivée de Patrick Vieira…

Je sais que pour lui, c’est un poste à responsabilités. Je suis content qu’aujourd’hui un coach comme ça, de par sa carrière, me fasse confiance. Et me fasse progresser.

Qu’est ce que ça fait d’avoir un coach champion du monde ?

Au début, tu appréhendes un petit peu. Parce que je ne connaissais pas le personnage et je me suis dit : « peut-être qu’il a un ego ? » Il a une grosse carrière par rapport à nous. Et puis ça s’est super bien passé. Il est cool, il est très proche de nous. C’est bien que ce soit comme ça. J’avais un poster de lui quand j’étais petit (rires). J’ai toujours aimé le foot. Dans les magazines qu’on achète, il y a toujours pleins de posters à l’intérieur. Je me souviens avoir un poster de lui.

Patrick Vieira jouait exactement au même poste que vous. Quels conseils vous donne-t-il ?

Pour lui, un milieu de terrain, c’est l’équilibre de l’équipe. Il faut savoir remonter la balle, attaquer, défendre. Dans l’organisation, c’est un poste important. Il me donne énormément de conseils par rapport à ça. Mais aussi pour essayer d’encadrer un peu plus l’équipe. Comme je suis un de ceux qui ont le plus joué, je fais un peu partie des cadres. Il me donne des responsabilités.

Sur quoi devez-vous encore progresser ?

Je suis quelqu’un d’assez réservé, d’assez timide de base. J’ai mon caractère. Je travaille sur ça aussi.

Comment Patrick Vieira gère-t-il le groupe ?

Ça se passe bien. On a un groupe qui est vachement cool. Entre nous, tout le monde s’entend bien, il n’y a jamais d’histoire. Le coach l’a vite compris. Il a apporté de nouvelles règles comme le fait de prendre le petit-déjeuner tous ensemble le matin, et de manger ensemble l’après-midi aussi. Ça nous rapproche et nous réunit encore plus.

On ne fait que parler de Patrick Vieira. Mais on imagine que vous avez d’autres modèles. Y a-t-il d’autres joueurs qui vous inspirent ?

Zidane comme tous les Français parce qu’on a grandi avec. J’ai bien aimé Ronaldinho aussi.

En ce moment à l’OGC Nice, vous croyez encore à l’Europe ?

Jouer l’Europe, c’est quelque chose d’impressionnant. Tout est possible. Statistiquement parlant, l’Europe est encore faisable. On va essayer de la jouer tant qu’on peut. Après ça va être important pour nous ce week-end.

Justement, une qualification passera par une victoire contre Dijon dimanche…

On a une revanche à prendre (défaite 4-0 à l’aller). Et puis on a besoin de prendre des points. Le discours du coach ne change pas au fur et à mesure de la saison : on sait ce que l’on a à faire.

Où vous voyez-vous l’année prochaine ?

Je ne pense pas à ça pour le moment. Je me concentre sur la fin de la saison car il y a de belles choses à aller chercher. Pour l’instant, je suis bien ici.