Patrick Vieira, l'entraîneur de l'OGC Nice, lors du match de Ligue 1 à Toulouse le 5 octobre 2018.
Patrick Vieira, l'entraîneur de l'OGC Nice, lors du match de Ligue 1 à Toulouse le 5 octobre 2018. — P. Pavani / AFP

FOOTBALL

OGC Nice: Au Gym, une efficacité tant désirée

Septième de L1, Nice est pourtant l’avant-dernière attaque

Moins de buts que de matchs joués. C’est la statistique qui blesse à l’OGC Nice. Depuis le début de la saison, les Aiglons ont fait trembler les filets à 19 reprises en 24 rencontres de Ligue 1.

Un manque d’efficacité qui pourrait jouer des tours au Gym à la fin de la saison. Dans une lutte à l’Europe plus serrée que jamais, chaque but vaudra son pesant d’or. Dans cette bataille, Nice est l’équipe la moins efficace offensivement : ils sont l’avant-dernière attaque de Ligue 1. Comment rendre l’attaque niçoise plus efficace ?

Le dernier geste

« Je pense qu’il faut un tueur, répond Robert Malm, consultant beIN Sports. Il faut un garçon comme Mario Balotelli, Alassane Plea, Hatem Ben Arfa ou Valère Germain. Sauf qu’il n’y a pas ce type de joueurs dans l’effectif. » Allan Saint-Maximin ne totalise que six buts cette saison, Ignatius Ganago un seul, Ihsan Sacko et Myziane Maolida aucun.

« Ces garçons-là, il faut peut-être leur mettre dans la tête qu’ils sont là pour marquer des buts, poursuit Robert Malm. Ce sont des joueurs pleins de qualité. Ils brillent, mais c’est dans le dernier geste, la passe et la frappe que ça pêche. Alors que c’est là que c’est le plus important. »

« Le manque d’expérience »

Et la réponse pourrait venir du centre de formation. Depuis plusieurs années maintenant, le Gym se repose sur ses jeunes « made in OGC Nice ». Cette saison, Eddy Sylvestre, Paul Wade, Maxime Pelican et Andy Pelmard ont été lancés. Après le match contre Lyon dimanche, le coach niçois Patrick Vieira y voyait d’ailleurs une part d’explication : « C’est le manque d’expérience. C’est un groupe qui est jeune, estime-t-il.

Mon rôle est d’essayer de comprendre pourquoi cela se passe ainsi et pourquoi on ne fait pas toujours les efforts. » A l’heure actuelle, sans cette attaque anémique, les Niçois pourraient être cinquièmes. Aux portes de l’Europe.