VIDEO. Betis-Stade Rennais: Les Bretons décrochent une qualification historique

FOOTBALL Le Stade Rennais s’est qualifié pour les huitièmes de finale de Ligue Europa en s’imposant 3-1 sur la pelouse du Betis Séville ce jeudi

Manuel Pavard

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M'Baye Niang a scellé la qualification rennaise dans les arrêts de jeu.
M'Baye Niang a scellé la qualification rennaise dans les arrêts de jeu. — J. Guerrero / AFP
  • Tenu en échec 3-3 à l'aller, le Stade Rennais s'est imposé 3-1 à Séville face au Betis, en 16e de finale retour de Ligue Europa.
  • C'est la première fois que le club breton se qualifie pour un 8e de finale de Coupe d'Europe.
  • Rennes connaîtra son adversaire ce vendredi à l'issue du tirage au sort.

Ils l’ont fait ! Tenu en échec 3-3 à l'aller, au Roazhon Park, le Stade Rennais n’avait, selon les statistiques, que 14 % de chances de passer. Mais les Rouge et Noir semblent habités d’une force indestructible, cette saison, sur la scène continentale. Soutenus à Séville par plus de 3000 supporters, les Bretons sont allés chercher une qualification historique en s’imposant 3-1 sur la pelouse du Betis, en 16e de finale retour de Ligue Europa.

La première victoire d’un club français au stade Benito Villamarin. Et un exploit majuscule pour Rennes qui disputera un 8e de finale de Coupe d’Europe pour la première fois de son histoire.

Une entame idéale

Julien Stéphan l’avait annoncé, les Rennais se sont positionnés d’entrée très haut, imprimant un gros pressing pour perturber la machine andalouse. Malgré quelques imprécisions techniques côté breton, le Betis a peiné à mettre en place son traditionnel jeu de possession. Et après quelques escarmouches de chaque côté, ce sont les Rouge et Noir qui ont frappé les premiers, dès la 22e minute. À la réception d’un corner de Grenier, Bensebaini, totalement démarqué, a trompé Robles d’une une tête décroisée (0-1). Le Stade Rennais a même enfoncé le clou dans la foulée : Ben Arfa a décalé Sarr sur le côté droit, dont la frappe dévissée s’est transformée en passe décisive pour Adrien Hunou (0-2). On jouait alors depuis une demi-heure, le Betis et le stade Benito Villamarin étaient sonnés et les Bretons, virtuellement qualifiés, en route pour l’exploit.

Rennes a souffert face au duo Canales-Lo Celso

Comme à l’aller, Rennes a mené 2-0. Et comme à l’aller, Rennes a dangereusement reculé, laissant le Betis revenir. Et comment souvent pour les Sévillans, la lumière est venue de leur duo de créateurs Canales-Lo Celso. À 5 minutes de la pause, le virevoltant milieu espagnol s’est échappé sur le flanc gauche et a délivré un superbe caviar à son compère argentin qui a pu conclure sans opposition, étrangement seul au second poteau (1-2). Revenu à un but de la qualif’, le Betis a provisoirement retrouvé un second souffle et intensifié la pression dès le retour des vestiaires. Les Bretons ont souffert et on a alors craint une répétition du scénario du match aller. Mais ni Moron, ni Canales, ni Jesé ne sont parvenus à trouver la faille.

Le stress, puis la délivrance

Plus la partie a avancé, plus le cœur des supporters rennais a été mis à rude épreuve. Mais les Rouge et Noir, d’abord asphyxiés en début de seconde mi-temps, ont affiché une solidarité sans faille. Des Bretons ayant enfilé le bleu de chauffe au détriment de la virtuosité, à l’image d’un Ben Arfa qui, à l'exception de son action sur le dernier but, s'est davantage distingué par son travail collectif que par ses numéros de soliste habituels. Et à force de dominer stérilement, les Beticos, pas forcément dans un grand soir, ont fini par s’agacer. Héroïques, les Rennais ont vécu les dernières minutes en apnée, espérant profiter d'un contre. Leur souhait a été exaucé à la toute fin des arrêts de jeu lorsque Ben Arfa a enfin réussi l'une des percées dont il a le secret, avant de servir idéalement M'Baye Niang, qui a délivré son équipe et tout un peuple (1-3). Rennes connaîtra ce vendredi le nom de son adversaire en 8e de finale. Napoli, Inter, Valence, FC Séville, Chelsea, Arsenal, Benfica, Zénith, Francfort… Il reste du beau monde. Et ce rendez-vous fera date dans l’histoire du club breton. Qui a parlé de losers ?