Stade Rennais: «Ils s’en souviendront toute leur vie»... La confrontation face au Betis fait déjà saliver

FOOTBALL Les Bretons affronteront le club andalou en 16e de finale de la Ligue Europa...

Camille Allain

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Giovani Lo Celso célèbre un but inscrit sous les couleurs du Betis Séville.
Giovani Lo Celso célèbre un but inscrit sous les couleurs du Betis Séville. — Javier Montaño / SIPA
  • Le Stade Rennais affrontera le Betis Seville en 16e de finale de Ligue Europa.
  • Le club andalou, actuel 5e de Liga espagnole, produit l’un des plus beaux jeux en Europe actuellement.
  • Le Stade Rennais devra notamment se méfier de Giovani Lo Celso. L’Argentin, prêté par le PSG, marche sur l’eau.

Beaucoup de supporters du Stade Rennais espéraient Arsenal, Naples ou Chelsea. Ce sera finalement le Real Betis, « l’autre club » de Séville. Actuelle 5e de Liga, l’équipe andalouse n’était peut-être pas le nom le plus ronflant des têtes de série de cette Ligue Europa. Mais la double confrontation face au Stade Rennais s’annonce déjà palpitante pour les Bretons. Voilà pourquoi.

Parce que le Betis joue au ballon

Le Betis est probablement l’une des équipes les plus joueuses du championnat espagnol. « Ils ont un style de jeu très marqué, avec une identité propre », explique Oscar Murillo Huertas, journaliste à Estadio Deportivo. « Avec leur style de jeu, ils peuvent battre n’importe quel adversaire et dans n’importe quel scénario », estime le spécialiste du Betis.

« Pour moi, c’est l’équipe qui joue le mieux en Liga en ce moment. Il y a de l’audace, tout le monde joue en avançant. L’entraîneur Quique Setién sait tirer le meilleur de ses joueurs », embraye Omar da Fonseca, le charismatique consultant Bein Sports et commentateur de la Liga.

Mais a parfois du mal à marquer

Adepte d’un jeu offensif, le club andalou pêche en revanche dans la finition. Avec 19 buts marqués en 17 matchs de Liga, le Betis n’est pas une machine à scorer. « Il leur manque un véritable attaquant. Un joueur capable d’assurer 15 buts dans la saison », relève François David, journaliste français installé en Espagne depuis dix ans. Mais le club sévillan a repris sa marche en avant depuis quelques matchs, notamment depuis son éclatante victoire 4-3 à Barcelone. « Un match magnifique », encense Omar da Fonseca. « Ce match leur a permis de prendre confiance en eux. Comme la victoire à Milan [en poules] », assure Oscar Murillo Huertas.

Parce que Rennes aura une carte à jouer

Bien sûr, le Betis part favori dans cette double confrontation. Mais les Rennais, qui accèdent aux 16e de finale pour la première fois de leur histoire, auront des coups à jouer. « Ça va leur tomber dessus sans arrêt », prévient François David. En adoptant un jeu offensif, le Betis s’exposera ausssi à la vivacité des Rennais.

La vitesse d’Ismaïla Sarr pourrait leur faire mal. Et la technique d’Hatem Ben Arfa​ ou Clément Grenier pourrait pleinement s’exprimer si le match était ouvert. « C’est tout à fait réalisable », estime le président Olivier Létang. Et le Betis, il en pense quoi ? « Le club se félicite que le tirage au sort n’a pas été trop difficile. En février, ils ne souhaitaient pas un long déplacement ni de puissants rivaux comme Lazio, Shakhtar ou Galatasaray. Mais Rennes est respecté », témoigne le journaliste espagnol.

Parce que le match retour sera bouillant

Peu importe le score au match aller, le public espagnol répondra présent. Club historique, le Betis occupe une réelle place dans le cœur des Andalous. « A chaque match à domicile, il y a 50.000 personnes. Ils ont des supporters de 3 à 100 ans. Il y a des mémés qui ont le maillot affiché dans leur salon. C’est un club familial, bon enfant », résume le journaliste français.

« Les Rennais s’en souviendront toute leur vie », promet-il. Réputé pour sa bonne ambiance, le stade avait ovationné Leo Messi lors d’une victoire éclatante du Barça 5-0 en début d’année. Fera-t-il de même en février après le triplé de Ben Arfa ?

Parce que l’on pourrait retrouver des têtes connues

Il jouait peu au PSG. Prêté par Paris, Giovani Lo Celso ne devrait pas revenir dans la capitale. Complètement épanoui depuis son arrivée à Séville, l’Argentin devrait être conservé par le Betis, qui souhaiterait lever l’option d’achat. Et devrait donc être présent en février pour affronter les Rennais.

« Il est en train de tout casser », estime le consultant de Bein Sports

« Il est devenu le leader sur le terrain, même devant Joaquin », juge le journaliste d’Estadio Deportivo.

Le club breton va également croiser la route d’Aissa Mandi. Le défenseur central était l’une des priorités du club breton lors du mercato estival 2017 mais le Bétis avait refusé son offre. L’international algérien, qui avait marqué deux fois face aux Bretons quand il évoluait à Reims à 2015 et 2016, retrouvera Mehdi Zeffane et Rami Bensebaini, qu’il côtoie en sélection. L’ancien Montpelliérain Ryad Boudebouz, autre Algérien du Betis, ne joue plus quant à lui, et pourrait partir au mercato hivernal.