OL-Barcelone: Le casse-tête Messi, la vie sans Fekir… Mais les Lyonnais «croient énormément» en un exploit

FOOTBALL L’OL a identifié quatre enjeux majeurs, avant de défier le grand Barça, mardi (21 heures), en 8e de finale aller de Ligue des champions

Jérémy Laugier

— 

Houssem Aouar et Bruno Genesio, ici dans l'auditorium du Parc OL ce lundi, à la veille du 8e de finale aller de Ligue des champions contre le Barça. JEFF PACHOUD
Houssem Aouar et Bruno Genesio, ici dans l'auditorium du Parc OL ce lundi, à la veille du 8e de finale aller de Ligue des champions contre le Barça. JEFF PACHOUD — AFP
  • Bruno Genesio et Houssem Aouar étaient en conférence de presse, ce lundi, à la veille du sommet contre le FC Barcelone en 8e de finale aller de Ligue des champions.
  • Admiratifs de l’histoire du club catalan, les deux Lyonnais se sont penchés sur les principaux enjeux d’une double confrontation a priori déséquilibrée.

Le grand soir approche à Lyon. Bruno Genesio et Houssem Aouar n’ont pas caché leur excitation et leur émotion à l’idée de défier le grand Barça, mardi (21 heures) en 8e de finale aller de Ligue des champions. Mis à part les incertitudes concernant les pépins physiques de Tanguy Ndombele et Jason Denayer (ils se sont entraînés ce lundi), l’OL semble avancer vers son challenge qui a tout d’inaccessible avec une vraie foi en ses chances. « On est conscient du défi qui nous est imposé et on va essayer de tout donner pour le relever, indique le milieu relayeur lyonnais. Et ce surtout en ne jouant pas avec une certaine crainte ou un manque de confiance. » Voici les quatre enjeux majeurs exposés ce lundi par les deux hommes.

  • Une grosse inspiration commune

S’il y a bien deux Lyonnais sensibles à l’histoire et à l’identité de jeu du FC Barcelone, ce sont eux. « Oui, en étant petit, je regardais beaucoup cette grande équipe, admet Houssem Aouar, grand amateur d’Andres Iniesta et de Xavi. Au vu de mon jeune âge, c’est un match un peu rêvé. Ce sera peut-être le plus grand de ma jeune carrière. Donc il y a forcément beaucoup d’excitation. »

Pour Bruno Genesio, le lien au Barça est encore plus criant, et ce au-delà de son fameux surnom de «Pep», en référence à Pep Guardiola, qu’il considère comme « l’un des trois meilleurs entraîneurs du monde ». « J’adore sa philosophie de jeu et ce qu’il apporte aux équipes qu’il entraîne », précise le coach lyonnais, qui présentait très souvent des images du club catalan à ses joueurs lorsqu’il entraînait l’équipe réserve de l’OL en 2010-2011.

  • Se servir du précédent City

Prendre quatre points sur six en phase de poule contre le Manchester City de Pep Guardiola n’est évidemment pas anodin. L’OL compte donc bien s’en servir au moment de se mesurer à la montagne catalane. « Ces matchs doivent nous donner beaucoup de confiance pour aborder Barcelone, indique Houssem Aouar. J’y crois énormément. » A ce propos, Bruno Genesio s’attend-il au même type d’opposition ?

« Ce sont sensiblement deux équipes qui ont le même projet de jeu, à savoir la possession du ballon, rappelle l’entraîneur lyonnais. Elles sont portées vers l’attaque, avec une philosophie identique à domicile ou à l’extérieur. Ça peut nous aider au niveau de l’expérience et de la confiance qu’on peut avoir après nos deux très bons matchs contre City. Mais Barcelone est une équipe un peu différente car en plus d’un grand collectif, elle a un joueur hors normes dans ses rangs. » Vous voyez de qui il parle, vous ?

  • Comment gérer Lionel Messi ?

En délicatesse avec sa cuisse, Lionel Messi n’est pas dans la forme de sa vie. Notamment remplaçant lors du dernier Clasico (1-1), il a tout de même marqué samedi contre Valladolid (1-0) en Liga. « Quand Messi est moins bien, il donne deux balles de but, en marque un et se crée trois occasions, donc quand il est bien… », ironise Bruno Genesio, qui évoque « un génie du foot ». Grand classique, y aura-t-il un plan anti-Messi ?

« La réponse d’un marquage individuel face à Messi est pour moi obsolète car un tel joueur trouvera à un moment la solution, décrypte-t-il. Le fait d’avoir de la densité autour de lui peut réduire son influence. Mais dans un grand soir, même avec de la densité, il est capable de faire des choses que personne d’autre ne fait. » Le Parc OL croise les doigts pour éviter ce scénario.

  • La vie sans Nabil Fekir

Buteur décisif à Kiev pour arracher la qualif' contre le Shakhtar Donetsk (1-1), Nabil Fekir y avait malheureusement écopé d’un avertissement le privant du 8e aller. L’OL est conscient du handicap que représente son absence mardi. « Nabil va malheureusement beaucoup nous manquer demain, lance Houssem Aouar. C’est notre joueur phare depuis pas mal de saisons. Mais on a confiance en notre effectif. »

Si le 4-4-1-1 est maintenu, Memphis Depay devrait le remplacer en soutien de Moussa Dembélé. « Nabil est notre capitaine et notre leader technique, rappelle Bruno Genesio. C’est difficile de ne pas l’avoir demain, qui plus est à domicile. Mais il faut être capable de subvenir à des coups durs dans une saison. Il faudra encore en faire plus pour pallier cette absence. » L’exploit n’en serait que plus colossal.