OM-Lille: Soirée cauchemardesque pour Marseille, qui trouve du réconfort dans les bras de Mario Balotelli

FOOTBALL Septièmes avec six points de retard sur le podium, les Marseillais continuent de glisser au classement. Ils ont perdu face à Lille, ce vendredi, au Vélodrome (1-2)...

Jean Saint-Marc

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Luiz Gustavo n'a pas réalisé un bon match, au contraire de Mario Balotelli, convaincant pour sa première à l'OM.
Luiz Gustavo n'a pas réalisé un bon match, au contraire de Mario Balotelli, convaincant pour sa première à l'OM. — C. Paris / SIPA
  • L'OM a encore perdu, ce vendredi, en Ligue 1 : en ouverture de la 22e journée, Marseille s'incline 1-2, à domicile, face à Lille, second de Ligue 1.
  • Les Marseillais sont décrochés du trio de tête et s'enfoncent encore un peu plus dans la crise, dans un climat tendu. 

Une grève, un pétard, un carton rouge, une défaite. Frank McCourt ne vient pas souvent voir son club. Mais quand il se pointe au Vélodrome, il est servi. Le propriétaire de l'OM a eu droit à un échantillon complet de tous les maux marseillais du moment. Dans un climat extrêmement tendu, Marseille s’est incliné 2-1 face à Lille, à l’issue d’un match longtemps interrompu après le jet d’un pétard sur la pelouse. « Rien ne nous aura été épargné », soupirait Rudi Garcia, très abattu en conférence de presse.

Car la rencontre a aussi été marquée par l’expulsion, peut-être sévère, de Florian Thauvin. « Vous devriez revoir les images », a seulement glissé Rudi Garcia, qui ne voulait pas, pour une fois, s’étendre sur l’arbitrage. In petto, il pestait aussi contre le VAR, qui a accordé un pénalty aux Lillois après une faute de Luiz Gustavo. Pénalty transformé par l’efficace Pépé, qui a aussi inscrit, en toute fin de rencontre, le but du break.

Sale ambiance en virage

Sèchement battu, l’OM a rarement présenté un beau visage. On notera cette belle rébellion à dix contre onze, après l’expulsion de Thauvin. « On a été capable de leur poser des problèmes, de l’extérieur, on ne voyait pas qu’on était à dix », s'est réjoui Rudi Garcia. C’est bien le seul motif de satisfaction, ce vendredi.

Ah non : notons aussi l’excellente première de Mario Balotelli, déjà adopté par un Vélodrome pourtant frondeur. Les virages ont fait grève au coup d’envoi, n’ont quasi pas chanté de la première mi-temps, ont ensuite surtout entonné les célèbres « Garcia démission », « mouille le maillot ou casse-toi » et « l’OM c’est nous. » Avant de chanter la gloire de leur nouvel avant-centre italien, buteur sur une belle tête en fin de rencontre. Et surtout dynamiteur de la fin de match, avec quatre tentatives, dont une qui a frôlé le poteau de Maignan.

« C’est un attaquant d’une grande valeur. C’était risqué de le faire jouer, car il n’a fait qu’une seule séance collective en plus d’un mois. Mais il se crée une belle situation où il frappe juste à côté du poteau. Bien sûr qu’il va nous aider. C’est une lueur d’espoir. S’il avait égalisé, on aurait fait un autre résultat », a conclu l’entraîneur olympien, dans une belle lapalissade.

Le guerrier Balotelli

Jordan Amavi, lui, louait le caractère d’un attaquant « très bagarreur, qui s’est tout de suite impliqué dans l’équipe. » On a en effet vu Super Mario très motivé pour égaliser, en fin de rencontre, et surtout très agacé par la défaite, au coup de sifflet final. Mario Balotelli est déjà olympien, et c’est une excellente nouvelle.

La moins bonne, c’est que l’OM est peut-être définitivement décroché dans la course au podium. Marseille a désormais six points de retard sur Lyon (avec un match de moins). Les Lyonnais disputent un match facile à Amiens, ce week-end. Mais Rudi Garcia veut y croire : « Il y a suffisamment de points en jeu pour aller chercher une fin de saison exaltante. » Mouais.