OM: «Ce sont toujours les mêmes qui jouent…», en pleine crise, les Marseillais se sont dit leurs quatre vérités

FOOTBALL L'élimination en Coupe de France contre Andrézieux a piqué le vestiaire marseillais...

A.L.G.

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L'OM s'est fait sortir de la Coupe de France par Andrézieux.
L'OM s'est fait sortir de la Coupe de France par Andrézieux. — JEFF PACHOUD / AFP

Après l’élimination en 32es de finale de Coupe de France face aux amateurs d’Andrézieux, l’OM est officiellement en crise. Et comme souvent dans ces cas-là, c’est le moment où les joueurs décident de se dire les choses entre quatre yeux. Dans un article de nos confrères de L'Equipe jeudi matin, on apprend que les joueurs marseillais ont vidé leur sac et plusieurs d’entre eux ont pris la parole pour tenter de faire un électrochoc à l’orée d’une deuxième moitié de saison cruciale pour les Olympiens.

Luiz Gustavo, qui avait déjà poussé un coup de gueule face aux journalistes après l’élimination, a lancé les hostilités. Selon le journaliste, c’est en s’adressant tout particulièrement à Florian Thauvin et Dimitri Payet que le joueur a déclaré : « Ne pleurez pas sur votre sort. J’aurais pu partir pour trois ou quatre fois plus en salaire, je suis resté pour le club, pour les supporters ».

Les invisibles sont remontés

Mais les prises de paroles les plus fortes sont étrangement venues des remplaçants, comme le troisième gardien Florian Escales. « Si je peux me permettre de vous dire un truc : nous, remplaçant, on travaille en vain. Même si on bosse plus que les autres, il y a une hiérarchie, ce sont toujours les mêmes qui jouent, a-t-il soufflé. Certains passent à côté mais ça ne tourne jamais. Mentalement c’est dur, il ne faut pas s’étonner que parfois on tire la tronche ou on baisse les bras. »

Escales a été suivi par le jeune Christopher Rocchia (20 ans), « encouragé par Rami », précise L’Equipe. « Je suis un pur Marseillais, je bande pour l’OM, a-t-il lâché, cash. Petit, j’allais au Vélodrome. Quand j’avais dix ans je vibrais pour Steve [Mandanda]. Aujourd’hui, quand je viens au stade, c’est vide, il ne se passe rien. Jusqu’à me dire "je préférerais regarder le match à la maison". Comment on est passé de la folie d’avril-mai à ce néant ? ».