Ici opposé à Raheem Sterling, Tanguy Ndombele a notamment marqué les esprits cette saison contre Manchester City, à l'aller comme au retour. JEFF PACHOUD
Ici opposé à Raheem Sterling, Tanguy Ndombele a notamment marqué les esprits cette saison contre Manchester City, à l'aller comme au retour. JEFF PACHOUD — AFP

FOOTBALL

VIDEO. OL: «Courir après la balle contre les petites équipes, c’est un peu chiant», s'agace Tanguy Ndombele

Le milieu de l’OL Tanguy Ndombele a pointé dimanche dans le « Canal Football Club » les difficultés de son équipe à faire le jeu. Il s’est aussi confié sur son avenir personnel…

  • Un an et demi après son arrivée d’Amiens, Tanguy Ndombele est devenu indispensable au milieu lyonnais.
  • Incertain pour le choc à Kiev contre le Shakhtar, mercredi (21 heures), le joueur de 21 ans a reconnu dans une interview au Canal Football Club « marcher sur le terrain » durant sa formation à Guingamp.
  • Le néo-international s’est aussi penché dans cette interview sur les difficultés de l’OL dans le jeu.

A deux jours du décisif Shakhtar-OL (mercredi à 21 heures), les supporters lyonnais croisent les doigts pour que Tanguy Ndombele puisse être sur la pelouse à Kiev. Victime d’une entorse à la cheville contre Rennes (0-2) lors du dernier match de Ligue 1, le milieu relayeur est très incertain. Et c’est peu dire que cela change la donne au vu de son influence, surtout dans les gros rendez-vous de Ligue des champions.

Dans une interview diffusée dimanche par le Canal Football Club, le néo-international de 21 ans, très discret dans les médias, est revenu sur les raisons de son échec au centre de formation de Guingamp (non conservé à 17 ans). « J’étais encore plus nonchalant que maintenant, explique Tanguy Ndombele. Je ne défendais pas, je n’aimais pas ça, je marchais sur le terrain. Je ne jouais que quand j’avais le ballon. J’étais jeune et borné. »

« Ça fait du bien de défendre de temps en temps »

Reconnaissant volontiers être « revanchard » quant à cette période, celui qui a rebondi à Amiens a su faire évoluer son jeu, au point de souvent rayonner à la récupération, comme lors des deux belles performances face à Manchester City. « Avec le temps, j’ai compris, ça fait du bien de défendre de temps en temps, sourit-il. City a tout le temps la balle donc on sait qu’on doit défendre, ça fait du bien de la récupérer pour refaire le jeu. »

Au moment d’évoquer les difficultés dans le jeu de cet OL version Bruno Genesio, qui opère le plus souvent en contre-attaque, y compris en Ligue 1, Tanguy Ndombele y va de son petit tacle : « Nous, on est Lyon. Quand on joue les plus petites équipes, sans leur manquer de respect, on doit avoir le ballon. Courir après la balle contre ces équipes-là, c’est un peu chiant ».

« Je n’ai pas rêvé, petit, d’être au PSG »

Lui arrive-t-il de regretter de ne pas avoir déjà quitté l’OL dès l’été dernier, Manchester City s’étant notamment montré offensif ? « J’aurais pu partir, peut-être que ce serait bien passé, reconnaît l’intéressé. Le club a eu une position ferme : il ne voulait pas que je parte. Je ne me sentais pas de partir non plus. Je pense que c’était la meilleure décision pour moi. »

Nul doute que son nom sera au cœur de l’actualité mercato en 2019. Pour lui, qui a grandi à Epinay-sous-Sénart (Essonne), le PSG est-il dans un coin de sa tête ? « Je n’ai pas rêvé, petit, d’être dans ce club, admet Tanguy Ndombele. Que ce soit le Real Madrid, Barcelone, City, le Bayern, je n’ai jamais rêvé de jouer dans ces clubs. Ce sont des grands clubs, je ne ferme la porte à personne. » On voit mal ces monstres européens ne pas ouvrir très grand la leur à la fin de la saison pour le milieu de l’OL.