Brésil: «Tu vas soutenir Bolsonaro, mon frère?», Juninho s'attaque aux footballeurs qui soutiennent le candidat d'extrême droite

FOOTBALL Juninho vise des joueurs de foot comme l'ancien Parisien Lucas qui soutient ouvertement Bolsonaro...

A.L.G.

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Juninho, ici lors d'une conférence de presse en février 2014, au moment de l'arrêt de sa carrière à Rio de Janeiro.
Juninho, ici lors d'une conférence de presse en février 2014, au moment de l'arrêt de sa carrière à Rio de Janeiro. — VANDERLEI ALMEIDA / AFP

Le Brésil vit actuellement au rythme des élections présidentielles, après un premier tour qui a porté dimanche dernier le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, en tête avec 46,04 % des suffrages exprimés. Le candidat, soutenu par de nombreux footballeurs brésiliens (on vous conseille à ce sujet la lecture de ce très bon papier), a trouvé un opposant de renom en la personne de Juninho, l’ancienne gloire de l’Olympique Lyonnais.

Alors que Lucas, le Brésilien de Tottenham passé par le PSG ne cache pas son soutien envers Bolsonaro, Juni a poussé un coup de gueule contre ces joueurs qui penchent vers l’extrême droite.

« Tu vas soutenir Bolsonaro, mon frère ? »

« Beaucoup de Brésiliens ignorent que d’autres ont été torturés et assassinés pendant la dictature. C’est désespérant de voir des gens soutenir les interventions militaires. L’armée existe pour défendre le pays, protéger les frontières, mais pas pour tuer les Brésiliens dans les favelas, a déclaré Juninho dans les colonnes d’El Pais. Ils n’ont pas été formés pour cela. »

« Ils disent que je défends le voleur. Mais le peuple doit arrêter avec cette manière de penser que tout crime est égal. L’assassinat est une chose, le vol en est une autre. Je ne peux pas mettre un jeune de 18 ans qui a volé dans une prison. Car quand le mec sort de prison, il veut se venger de la société, précise-t-il avant de s’en prendre à Lucas et compagnie. C’est pour cela que je m’énerve quand je vois un ex-joueur de football voter pour l’extrême droite. Nous venons d’en bas, nous avons été élevés au sein du peuple. Comment l’oublier ? Comment être de ce côté ? Tu vas soutenir Bolsonaro, mon frère ? »