Marseille: Pourquoi le naming du stade Vélodrome est-il moins cher que celui du Groupama Stadium de Lyon?

FOOTBALL Le montant était resté secret jusque-là... 

J.S.-M.

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Orange débourse 2,45 millions par an pour s'afficher au Vélodorme.
Orange débourse 2,45 millions par an pour s'afficher au Vélodorme. — L. Urman / SIPA
  • Orange débourse moins de trois millions d'euros par an pour accoler son nom à celui du Stade Vélodrome de Marseille.
  • C'est beaucoup moins que Groupama pour le grand stade de Lyon : la redevance coûte entre 5 et 7 millions d'euros par an. 
  • La durée du contrat et la différence de notoriété des stades expliquent cette différence. 

C’était confidentiel. Mais on nous avait dit « à peu près 3 millions. » Pas loin, mais pas tout à fait : le montant du contrat de naming du stade Orange Vélodrome s’élève en fait à 2,45 millions d’euros par an, selon un rapport financier d'Arema, rendu public ce jeudi.

En clair, c’est la somme que versait chaque année Orange à Arema, gestionnaire du stade Vélodrome jusqu’en juillet 2018. C’est désormais l'OM qui gère le stade en direct. Mais le contrat de naming se poursuit, jusqu’en juin 2026.

La « pierre qui manquait » à l’édifice financier

Lors de l’annonce du contrat, en 2016, le maire LR de Marseille Jean-Claude Gaudin estimait que cette opération était « la pierre qui manquait » à l’équilibre financier du stade, dont les travaux de rénovation ont été financés par un très coûteux partenariat-public-privé, critiqué par l’opposition socialiste et par de nombreux supporters de l’OM.

Avec 2,45 millions d’euros par an, le contrat de naming du stade Vélodrome est bien plus faible que celui du Groupama Stadium, à Lyon. L’assureur verse chaque année entre 5 et 7 millions d’euros, selon les estimations, à l’Olympique Lyonnais de Jean-Michel Aulas. Le contrat signé à Lyon est nettement plus court : il dure trois ans, contre dix ans pour l’enceinte marseillaise.

80 ans d’histoire

« Un stade neuf, qui n’a pas de nom auparavant, a une plus grande valeur sur le marché du naming qu’un stade dont le nom à 80 ans d’histoire, comme avec le Vélodrome de Marseille », expliquait à 20 Minutes l’expert du marketing sportif Bertrand Avril. Et Nathalie Clère, directrice d’Orange dans le Sud-Est, soupirait : « Il faudra longtemps avant que les Marseillais ne disent Orange Vélodrome. C’est normal ! »