Allemagne-France: Les Bleus en galère? C'est parce qu'ils ont joué la finale de la Coupe du monde (contrairement aux Allemands)

FOOTBALL Les champions du monde ont souffert contre l'Allemagne jeudi à Munich...

Alexia Ighirri

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Allemagne-France: Si les Bleus ont galéré, c'est parce qu'ils ont joué la finale de la Coupe du monde (et pas les Allemands)
Allemagne-France: Si les Bleus ont galéré, c'est parce qu'ils ont joué la finale de la Coupe du monde (et pas les Allemands) — Odd ANDERSEN / AFP
  • A écouter les protagonistes français à l’issue de la rencontre, les jambes lourdes d’un champion du monde les ont pénalisé face à l'Allemagne en Ligue des nations (0-0).
  • Didier Deschamps l’a rappelé, « ce n’est jamais évident. La plupart des joueurs ont repris l’entraînement il y a trois semaines seulement. Ils ne sont pas tous au mieux de leur forme. On a fait ce qu’on sait faire, avec un peu plus de déchet technique, lié certainement à la condition physique un peu aléatoire ». . 

Certains pensaient que l’euphorie des Français, ressentie lors de leurs premières retrouvailles après leur titre de champions du monde, allait finir par les déconcentrer pour ce match de Ligue des nations contre l’Allemagne. C’est vrai que le résultat de la rencontre jeudi à Munich (0-0) et peut-être même la forme pourraient abonder dans ce sens.

Mais il y a erreur : à écouter les protagonistes français à l’issue de la rencontre, rien à voir avec l’euphorie. Juste la fatigue d’un champion du monde (on ne fera pas mieux comme excuse). « Physiquement et même mentalement c’est dur de reprendre après un mondial comme ça, on n’a pas eu le temps de récupération, justifie Paul Pogba. C’est ça le métier, c’est ça le football : il faut vite essayer d’oublier pour rentrer dans de nouveaux challenges. »

« Avec le temps, ça va aller mieux, il faut juste faire attention à ne pas se blesser aussi. Après de grandes compétitions, les joueurs, surtout ceux qui vont en finale, on peut avoir des petits pépins physiques. »

Peu de répit pour les finalistes donc. Ah tiens, coucou les Allemands au passage : « Je pense qu’ils avaient plus de jus que nous », embraye Benjamin Pavard, l’air de rien.

« Les jambes lourdes »

Un match de rentrée, Didier Deschamps l’a rappelé également, « ce n’est jamais évident. La plupart des joueurs ont repris l’entraînement il y a trois semaines seulement. Ils ne sont pas tous au mieux de leur forme. On a fait ce qu’on sait faire, avec un peu plus de déchet technique, lié certainement à la condition physique un peu aléatoire ».

Lucas Hernandez confirme : « C’est vrai qu’en deuxième mi-temps, les jambes étaient un peu lourdes (…). Avec le temps, offensivement on va avoir ces petites pointes de vitesse devant. On vient de terminer la prépa avec le club, et après le temps d’adaptation entre l’équipe et la sélection ça va venir tout seul. »

Fatigués mais heureux, non ?

Est-ce qu’on peut vraiment en vouloir aux Bleus ? Voilà des jours que l’on se réjouit juste de revoir les champions du monde sur le terrain. Et des jours que l’on parle des festivités de dimanche au Stade de France pour célébrer les héros russes. N’oublions pas, non plus, que la France n’a pas fait de mauvaise opération jeudi à Munich : elle ramène le point du nul face à un adversaire qui, en quête de rachat, a beaucoup tenté. En vain.

D’ailleurs, aucune des équipes championnes du monde n’a remporté son premier match de rentrée depuis 1994. Fatigués mais heureux jeudi, les Bleus savent qu’avant de s’enjailler dimanche, il y a un match à gagner et, selon la formule d’Olivier Giroud, « un point à bonifier à domicile ».