Strasbourg-Nantes: «On ne peut s'en prendre qu'à nous», de vieux démons resurgissent dans la défense du Racing (2-3)

FOOTBALL Pour son deuxième match de la saison à la Meinau, le RC Strasbourg est retombé dans ses travers défensifs de l'année passée, en cédant contre Nantes malgré deux buts marqués (2-3)...

Bruno Poussard

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Les Strasbourgeois ont parfaitement démarré et terminé contre Nantes. Mais au milieu du match, ils ont encaissé trois buts de trop pour espérer l'emporter...
Les Strasbourgeois ont parfaitement démarré et terminé contre Nantes. Mais au milieu du match, ils ont encaissé trois buts de trop pour espérer l'emporter... — AFP
  • Après un nul contre Saint-Etienne, Strasbourg n’a pas encore réussi à s’imposer à la Meinau cette saison en s’inclinant Nantes ce samedi soir (2-3).
  • Les Alsaciens ont pourtant bien commencé et bien fini, mais ils ont encaissé trois buts qui leur ont fait trop de mal au milieu du match.
  • Les hommes de Thierry Laurey largement renforcés pendant l’été sont ainsi retombés dans leurs travers défensifs de la saison passée.

Son effectif a largement mué. Neuf recrues ont rejoint ses rangs cet été. Dont certaines, plutôt expérimentées. Ainsi, Stefan Mitrovic a débarqué pour tenir les rênes d’une défense trop perméable la saison passée. Mais samedi contre Nantes, le RC Strasbourg a trop facilement cédé (2-3). Un peu comme un an plus tôt, pour son retour dans l’élite.

« On a marqué deux buts, on a eu des possibilités d’en marquer d’autres, mais on a fait des ajustements défensifs qui n’étaient pas les bons », a d’emblée reconnu le coach, Thierry Laurey, déçu. D’abord, Stefan Mitrovic s’est laissé avoir par une frappe enroulée de Valentin Rongier que sa cuisse a déviée dans le but de son gardien Matz Sels (1-1).

Puis les Alsaciens ont laissé Lucas Evangelista donner l’avantage aux Canaris en leur rendant l’ultime ballon avant la pause (1-2). Avant d’en perdre un autre converti par Emiliano Sala evançant Pablo Martinez de la tête (1-3). Des erreurs payées cash. « On doit être capable de faire beaucoup mieux défensivement », insiste l’entraîneur.

Des erreurs de positionnement défensif

Tout en nuance, Thierry Laurey embraye : « Je n’ai pas grand-chose à leur reprocher. Mais on n’est pas tout à fait au point. […] Des fois, on n’est pas tous raccords, il y a quelques erreurs de positionnement assez grosses. Si on doit marquer quatre buts à chaque fois, ça va être compliqué. » En somme, le Racing a pris une leçon de réalisme et d’efficacité.

Sauf que Strasbourg n’est plus un promu. Il a d’ailleurs parfaitement entamé ce nouvel exercice à Bordeaux (0-2) - suivi, depuis, d’un nul contre Saint-Etienne (1-1) et d’une défaite à Lyon (0-2). Fort de ses nombreuses recrues, le Racing sera cette année un peu plus attendu. « C’est le début, mais on doit montrer plus », confirme Nuno Da Costa.

« C’est l’animation qui dicte tout et on n’a pas été à notre niveau sur 60 minutes du match [entre la 15e et la 75e minute], reconnaît à son tour le milieu Jonas Martin. On est encore perfectibles, la trêve tombe bien, on va se remettre en question et bien travailler. » Les Strasbourgeois devront aussi trouver leurs repères avec leurs nouveaux joueurs.

Une concentration à assurer à tous les instants

Afin, avant tout, de se mettre de moins en moins en danger. Pour ne pas se retrouver avec la même addition salée que la saison passée aux 67 buts encaissés. Comment faire, alors ? « On a bien commencé mais après, on a un peu trop reculé, soumet le gardien Matz Sels. Même si on a poussé à la fin. » Presser plus haut, premier élément.

Coach Laurey voit autre chose à travailler, en plus du déchet technique évitable : la concentration. Surtout dans les moments chauds ou tendus. Et le technicien de revenir sur le but du 2-1, inscrit dans la foulée d’une action litigieuse marquée par la chute du strasbourgeois Ibrahima Sissoko dans la surface nantaise et les cris de ses équipiers :

« Pour moi, il n’y a pas penalty. Mais ensuite, on récupère de toute façon le ballon et on le perd, donc on laisse la possibilité d’attaquer à l’adversaire. Sur ce coup, on ne peut s’en prendre qu’à nous. Quand le temps additionnel est terminé, avec un peu de réflexion, tu gères. On a toujours tendance à sortir du cadre. Alors quand ça te coûte des points… »