«Je suis au repos, je ne sais pas ce que je vais faire», Zidane swingue entre les questions sur son avenir

FOOTBALL Le Roi de retour sur ses terres...

J-L. D.

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Zizou et la troupe 98
Zizou et la troupe 98 — JLD

Zidane en France, c’est assez rare pour qu’on brave la pluie et l’orage parisien et qu’on se rende à Saint-Denis afin de croiser l’ex numéro 10 tricolore. Venu inaugurer un nouveau playground sobrement nommé ZZ10 avec quelques autres joueurs de France 98 ( Blanc, Barthez, Djorkaeff, Pires, Boghossian), même si la star que tout le monde était venu admirer, c’était lui bien sûr. C’est d’ailleurs lui a joué le tout premier ballon sur ce nouveau terrain, réussissant l’exploit de louper son tir face au but grand ouvert. Mais le meilleur joueur français de l’histoire (déso pas déso Platini) s’est repris sur son second tir, marquant un but qui a rassuré la foule : Zidane sait encore jouer au foot. Le ballon d'or 1998 n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler son émotion d'être ici, « exactement là où travaillait mon père ».

Avec un tel panel de joueurs de légende, cela aurait été dommage que les journalistes, venus en masse et agglutiné au fond du playground, n’en profitent pas, et après un petit discours officiel assez mignon, notamment Barthez déclarant que France 98 était un groupe tellement soudé qu’ils avaient l’impression de ne pas s’être vus depuis seulement 48 heures, alors que ça faisait plusieurs mois ou année, les questions avec la presse ont pu s’enchaîner.

La nostalgie plutôt que les questions sur l’avenir

Zidane contrôlant sa communication aussi bien que le ballon, les consignes étaient claires : aucune question ni mention sur son avenir, la star de 98 ayant décidé de quitter le Real cet été, sans laisser d’indice sur une future destination. « Je ne sais pas ce je vais faire », a-t-il lâché. « Je suis au repos, bien au repos. Le plus important, c'est la décision que j'ai prise, la suite on verra».

Du coup, les conversations avec la presse se partageaient entre nostalgie de 98 et projection sur la campagne de Russie, même si la plupart des joueurs préféraient éviter l’évidente comparaison, à grands coups de « C’est à eux d’écrire leur propre histoire. » Laurent Blanc précisant quand même « En tout cas, une Coupe du monde remportée, ça change une carrière, donc on leur souhaite forcément la même réussite. »

A peine quelques minutes par joueur, avant que la troupe de 98 ne disparaisse et que la foule de journalistes se disperse. C’est comme ça France 98, ça revient de temps en temps, mais ça reste jamais trop longtemps. Un mal pour un bien, car c’est désormais vers France 2018​ que tous les regards vont se tourner.