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Les larmes de Payet, c'est l'image de la finale... Et le tournant du match

VIDEO. OM-Atlético: Les larmes de Dimitri Payet, c’est l’image du match… Et le tournant de cette finale

FOOTBALLPerdre un joueur comme Dimitri Payet en finale de Ligue Europa, c'est aussi terrible que de prendre un but...
Jean Saint-Marc

Jean Saint-Marc

L'essentiel

  • Le capitaine et meilleur joueur de l’OM a été trahi par son physique, ce jeudi, dès la 31e minute d’une finale de Ligue Europa gagnée par l’Atlético de Madrid (3-0).
  • Dimitri Payet était abattu, car cette blessure musculaire le privera peut-être de la Coupe du monde en Russie avec l’équipe de France.

Au Parc OL,

Au moment de son remplacement. Sur le banc. Pendant la remise des médailles. Quand il a débarqué en zone mixte, Dimitri Payet avait déjà pleuré toutes les larmes de son corps. C’est les yeux secs, et sans boiter, qu’on l’a vu traverser l’immense zone mixte du Parc OL. Un « non » avec le doigt au premier journaliste qui tente de le solliciter. Les autres, par pitié, lâchent l’affaire, et laissent Payet faire le deuil de son match, de ce nouveau titre qui n’ira pas garnir un palmarès encore vierge. De sa Coupe du monde, aussi, peut-être compromise par cette blessure à la cuisse. Saleté de déchirure musculaire qui l’a foudroyé, aux alentours de la demi-heure de jeu.

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Quand on a vu couler les larmes, de nombreux souvenirs ont affleuré :

  • Cristiano Ronaldo qui sort en larmes en finale de l'Euro 2016, puis qui se mue en coach adjoint d’un Portugal qui bat la France ultra-favorite.
  • La déception de Ludovic Giuly, blessé face à Porto, en finale de Ligue des champions, en 2004.
  • Le match sur une jambe de Didier Drogba face à Valence, en finale de C3 (aussi en 2004).

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Comme il y a quatorze ans, comme la dernière fois où la France avait envoyé une équipe en finale européenne, l'histoire du cador blessé a mal tourné pour l'OM. La sortie de Payet à la demi-heure de jeu a tué le match. Certes, l’OM était déjà mené 1-0, mais sortait de vingt premières minutes de grande qualité. Avec un Payet peut-être moins tranchant que d’habitude… mais toujours armé de cette vista qui peut faire basculer un match.

Du mal à « frapper fort dans le ballon »

« Il avait une appréhension pour jouer de manière libérée et frapper fort dans le ballon », reconnaissait Rudi Garcia, comme pour expliquer cette reprise un peu manquée à la 19e. Mais Payet avait aussi tiré un bon coup franc, péniblement repoussé par la défense madrilène. Et surtout mis sur orbite Valère Germain qui a vendangé cet excellent ballon.

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« J’ai complètement loupé ma frappe… Je ne sais pas quoi vous dire. Peut-être que le scénario aurait été différent si j’avais marqué, évidemment, soupirait Germain, très affecté. Perdre son capitaine, qui en plus est décisif depuis quelques matchs… C’était difficile. Mais on savait que Max(ime Lopez) pouvait nous apporter aussi ! » Le minot était tout embarrassé de remplacer son pote, son capitaine. Un de ses modèles, aussi : « Ça fait mal au cœur de le voir pleurer… Et perdre Dim’, c’est perdre la pièce maîtresse de l’équipe. »

De nouvelles larmes à 20 heures ?

L’OM ne s’en ai pas relevé, effectivement : les Marseillais n’ont pas eu une seule occasion entre la 31e et la… 81e, avec une tête sur le poteau de Mitroglou. Dimitri Payet, lui, s’enfonçait dans ses idées noires, sur le banc. Inconsolable. Toute l’équipe a pourtant tenté de le réconforter. Et Griezmann, l’homme du match, son bourreau, y est allé de son bisou : « Ça me fait chier. Dimitri, c’est un pote à moi, c’est un joueur important pour Marseille. J’espère qu’il va récupérer le plus vite possible. »

Payet, lui, espère que Didier Deschamps et son staff accepteront d’embarquer dans le groupe un joueur incertain. Sinon, on peut annoncer une nouvelle averse de larmes dans les beaux quartiers de Marseille, ce jeudi soir, vers 20 heures…