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Cédric Yambéré «ne voulait pas gratter le banc» aux Girondins

Bordeaux-Dijon: Cédric Yambéré, l'enfant du pays, «ne voulait pas gratter le banc» aux Girondins

INTERVIEWParti du club à l’été 2016, le défenseur va pour la première fois faire son retour dans sa région natale…
Clément Carpentier

Propos recueillis par Clément Carpentier

L'essentiel

  • Cédric Yambéré est de retour au Matmut Atlantique avec Dijon, ce samedi.
  • L'ancien défenseur bordelais revient sur ses expériences à l'étranger.
  • Il porte aussi un regard sur la saison des Girondins.

S’il veut samedi Cédric Yambéré pourra prendre la place du chauffeur de bus pour emmener le DFCO au Matmut Atlantique. Il connaît la route par cœur. Au-delà d’avoir porté le maillot des Girondins de Bordeaux pendant deux saisons, le défenseur d’origine centrafricaine est un enfant du pays.

Né à Bordeaux en 1990, il a fréquenté l’US Lormont ou encore le Stade Bordelais avant de connaître le Haillan. C’est donc un vrai retour aux sources pour lui. Avant de retrouver son ancien club, il se confie à 20 Minutes.

Comment abordez-vous ce match un peu spécial pour vous ?

J’ai hâte, j’ai hâte. Même s’il y a déjà eu le match aller [où il avait marqué], je vais jouer devant ma famille cette fois-ci. Je vais faire en sorte que tout se passe bien. Je fais quelques fois des allers - retours pour aller voir mes proches. J’espère surtout que l’équipe montrera un beau visage.

Le défenseur avait inscrit un but contre son ancienne équipe au match aller.
Le défenseur avait inscrit un but contre son ancienne équipe au match aller.  - JEFF PACHOUD / AFP

Pourquoi être parti en 2016 ?

C’est moi qui avais envie d’aller voir ailleurs. Je voulais découvrir un championnat étranger. Je ne regrette pas du tout mon choix.

Justement, que gardez-vous de vos deux prêts en Russie puis à Chypre ?

Ce sont deux belles expériences même si ça a été très court à chaque fois [6 mois]. En Russie [à Anzhi Makhachkala], ça s’est bien passé mais le président est parti et le club a alors demandé aux étrangers de partir [à cause de soucis financiers]. A Chypre, c’était très bien. Nicosie est un club bien structuré et surtout, on a eu de très bons résultats [champion de Chypre et finaliste de la coupe].

Pourquoi ne pas avoir retenté votre chance à Bordeaux l’été dernier ?

Je n’ai pas senti un club qui voulait me garder. Il voulait continuer avec le même groupe. Je suis resté à peine trois jours. Et moi, je ne voulais pas prendre le risque de rester et de gratter le banc.

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Quel regard portez-vous sur la saison des Girondins ?

Ils sont dans un moment compliqué. En plus, il y a eu un changement d’entraîneur. C’est vrai que cette année, c’est plus difficile pour eux.

Êtes-vous surpris ?

Oui et non. Oui car quand on regarde un peu l’effectif, il y a beaucoup de qualité. Intrinsèquement, ce sont de très bons joueurs. Non parce que j’avais déjà connu ça, il y a quelques années, avec le départ de Willy Sagnol au cours de la saison.