Toujours là où on ne l'attend pas. Pourquoi le Stade Rennais a des chances de battre le PSG

FOOTBALL Les Rouge et Noir accueillent Paris ce mardi en demi-finale de Coupe de la Ligue...

Camille Allain

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Neymar se cache sous son maillot, ici lors du match entre le Stade Rennais et le PSG, en janvier 2018.
Neymar se cache sous son maillot, ici lors du match entre le Stade Rennais et le PSG, en janvier 2018. — Loïc Venance / AFP
  • Le Stade Rennais reçoit le PSG ce mardi en demi-finale de Coupe de la Ligue.
  • Les Bretons ont été sèchement battus à deux reprises par Paris cette saison.
  • Quelques exemples du passé peuvent cependant laisser espérer une qualification.

Dix buts encaissés, deux marqués. 4-1 en championnat, puis 6-1 en Coupe de France. Cette saison, le PSG fait mal à Rennes. Mais si le Stade Rennais veut un trophée cette année, il lui faudra gagner mardi face à Paris. Perdu d’avance ? Jamais. Voici quelques tuyaux pour espérer se qualifier.

Miser sur l’effet de surprise.

Comment espérer battre Paris quand on vient de perdre à Dijon ? Le Stade Rennais peut y croire. En 2013-2014, le Rennes de Philippe Montanier était au plus mal et venait de perdre (encore) la Coupe de France face à Guingamp.

Ce jour-là, les Rennais battent Paris 2-1 au Parc et infligent au PSG, tout juste champion, sa première défaite à domicile de la saison avec un but de Kadir et Ntep… Le SRFC se sauve presque ce jour-là. Mais perd ensuite à Sochaux. Du vrai Rennes. Toujours là où on ne l’attend pas.

>> A lire aussi: Comment Rennes peut-il oublier les deux roustes contre Paris .

Avec un pressing de dingue

Paris n’est pas imbattable. Lyon l’a fait, le Bayern Munich et Strasbourg aussi. Si Rennes veut avoir une chance, il lui faudra effectuer un pressing intense. « Je ne sais pas si c’est le défaut de cette équipe. Ils ne sont pas trop habitués à avoir un gros pressing. On voulait les empêcher de s’installer dans notre camp et de dérouler leur jeu ». Lors du sommet face à Lyon, la stratégie de Bruno Genesio avait fonctionné. « Tout le monde dit qu’il faut jouer de telle manière pour contrarier Paris. Mais il n’y en a pas beaucoup qui y arrivent. Jouer Paris à la Playstation ou en vrai, ce n’est pas du tout la même chose, tempère l’entraîneur rennais Sabri Lamouchi. Nous, on a nos idées ».

En courant beaucoup, tout le temps.

Quand tu joues Paris, tu sais que tu n’auras pas beaucoup le ballon. « Il faut se préparer à courir. Il faut être solidaire, se serrer les coudes et avoir ce brin de chance et d’efficacité qu’on a eu », conseille Nuno Da Costa. Buteur et passeur, le joueur de Strasbourg avait fait très mal au PSG en décembre, lui infligeant sa première défaite en championnat.

Une motivation hors-norme.

« On a pris deux roustes, on s’est fait démonter. On aura à cœur de les embêter un peu plus. C’est un match de football, ils seront onze, comme nous ». Mardi soir, on pourra compter sur la motivation de Wahbi Khazri. Mais il faudra que toute l’équipe se transcende, ce qui n’avait pas été le cas lors des deux fessées. « J’espère que les joueurs ne joueront pas une finale mais un trophée. Rentrer dans l’histoire d’un club, ce n’est pas donné à tout le monde », prévient Lamouchi.

Un excellent gardien.

Lors de la victoire au Parc en 2012-2013, les Rennais avaient terminé la rencontre à 9. Costil expulsé, c’est le remplaçant Ndiaye qui avait flambé face aux attaquants parisiens. Si les Bretons veulent avoir une chance d’aller en finale, il faudra un immense Tomas Koubek.