Coupe de la Ligue: Cette fois, le PSG a fait son marché de Noël à la Meinau à Strasbourg (2-4)
FOOTBALL•De retour à la Meinau en huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue dix jours après la fin de sa série d'invincibilité, Paris a cette fois assuré sa qualification grâce aux cadeaux des Alsaciens (2-4)...Bruno Poussard
L'essentiel
- Battu ici dix jours plus tôt, Paris a sa revanche sur Strasbourg en Coupe de la Ligue (2-4).
- Les joueurs du PSG peuvent remercier les Alsaciens qui leur ont fait de sacrés cadeaux d’entrée.
Cette fois, le ticket gagnant a bien été parisien. Battus pour la première fois de la saison à Strasbourg dix jours plus tôt devant un public bouillant au magnifique tifo « millionnaire », Edinson Cavani et les siens pourront dire qu’ils ont eu un peu plus de chance au tirage de la Coupe de la Ligue.
Entre deux équipes remaniées mercredi soir, ce sont bien eux qui se sont qualifiés pour les quarts de finale de la compétition face au promu de Ligue 1, sans surprise mais sans trop impressionner non plus (2-4).
Pas de malédiction. Sur ses terres, David n’a pas fait tomber Goliath deux fois en deux semaines. Le PSG ne restera donc pas maudit au stade de la Meinau cette année. Pour la deuxième affiche de gala en décembre devant leurs supporters, les Alsaciens n’ont pas réussi à réitérer l’exploit qui les a vus mettre fin à la série d’invincibilité de 22 matchs des Parisiens (toutes compétitions confondues). Profitant de leurs erreurs, c’est Angel di Maria qui, par deux fois, a commencé par mettre aisément le club de la capitale sur de bons rails.
Trop de cadeaux. Les joueurs du PSG n’ont assurément pas pris le temps de visiter le marché de Noël de Strasbourg. Mais mercredi, les Alsaciens ont délivré deux sacrés cadeaux aux hommes d’Unai Emery déjà largement dominateurs dans la première demi-heure. L’intervention ratée de Yoann Salmier a d’abord trompé son propre portier Alexandre Oukidja sur un centre du gauche de l’ailier parisien (12e). Avant que ce même gardien ne relâche lui-même le ballon lors d’une intervention au sol devant ce même Angel di Maria (29e).
Assez fortement sollicitée, la défense strasbourgeoise – qui n’avait pourtant pas cédé à Bordeaux cinq jours plus tôt – a de nouveau fait preuve de fébrilité cette année. Elle n’a rien pu, plus tard, sur les buts parfaitement exécutés de Dani Alves (62e) puis Julian Draxler (78e), tous deux servis par Thomas Meunier.
Les anciens y ont cru. On a beaucoup parlé de Dimitri Liénard et Stéphane Bahoken ces derniers jours au Racing. Mais ils ne sont pas les seuls anciens « made in National » à s’illustrer ces temps-ci. Nommé capitaine mercredi, Jérémy Grimm n’a jamais cessé d’y croire en ramenant Strasbourg à 2-1 avant la pause (36e). Un but célébré avec émotion avec Ernest Seka, autre ancien. Entré en fin de match, Jérémy Blayac, également arrivé à la même époque, a aussi réduit la marque (88e) dans le final. En vain, cette fois.


















