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On n'assisterait pas au premier vrai désaccord entre Al-Khelaïfi et Emery?

Attendez, attendez, on n'assisterait pas au premier vrai désaccord entre Al-Khelaïfi et Emery?

FOOTBALLLes deux hommes n’ont visiblement pas assisté au même match…
Aymeric Le Gall

Aymeric Le Gall

L'essentiel

  • Après la défaite du PSG face au Bayern, l’entraîneur et le président du PSG ont fait deux analyses complètement différentes de ce match à Munich.
  • C’est la première fois que les deux hommes s’opposent véritablement dans leur manière de communiquer.

Deux hommes forts du PSG, deux discours diamétralement opposés. En plus de mettre en lumière les lacunes du collectif parisien au moment d’affronter une grosse écurie européenne, la nette défaite du PSG face au Bayern a aussi mis en lumière une première dissonance de taille entre Unai Emery et Nasser Al-Khelaïfi. En écoutant leurs discours respectifs à la fin de la rencontre, on n’était pas loin de penser que les deux hommes n’avaient pas assisté à la même rencontre.

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Quand l’entraîneur parisien affirme, sans trembler des genoux, que « sur le terrain, l’équipe ne méritait pas de perdre », son président pense à l’inverse que le jeu proposé par le PSG n’a pas été « suffisant pour gagner ou, au minimum, faire match nul. »

L’analyse complètement dingue d’Emery

Pour ce qui est de l’analyse de la première période - exécrable - des Parisiens, là encore c’est le jour et la nuit entre les deux hommes. « On n’a pas joué en première mi-temps. On n’était pas entré sur le terrain. Je suis très déçu du résultat et de la qualité du jeu en première mi-temps », a avoué le président du PSG au micro de beIN Sports, alors qu’à quelques mètres de là, en conférence de presse, Unai Emery tentait de vendre à la presse un discours surréaliste pour tous ceux qui ont vu la première période du PSG. Accrochez-vous bien, ça vaut le détour.

« « L’équipe s’est créée des occasions en première période. Il y a eu deux occasions nettes. Nous avons concédé deux occasions, et ils ont marqué deux buts. A la pause, j’étais tranquille et j’ai dit aux joueurs de maintenir ce rythme, et que l’on devait se créer un peu plus d’occasions. On était bien. Il fallait resserrer les lignes défensives. Je n’étais pas inquiet. On s’est dit qu’il fallait s’améliorer collectivement mais que l’équipe était bien placée, que l’on pouvait continuer à progresser et qu’il fallait rester tranquille. » »

>> Face à une analyse aussi déconnectée de la réalité, deux hypothèses :

1. Soit Unai Emery sert à la presse une soupe différente de celle qu’il fait boire à ses joueurs, à savoir qu’en réalité il ne pense pas un mot de ce qu’il a déclaré en conf' et réserve ses coups de gueule pour l’intimité du vestiaire… Ce qui serait par la même occasion une manière pour Emery de ne pas tendre le bâton pour se faire battre, sachant très bien que les critiques pleuvront quoi qu’il arrive.

2. Soit il croit ce qu’il dit et là c’est déjà beaucoup plus préoccupant.

Finalement, le seul point sur lequel les deux hommes semblent d’accord, c’est sur le côté « piqûre de rappel » de cette défaite en Bavière. « J’espère que cette défaite va aider l’équipe dans cette Champions League », a d’abord déclaré NAK. Même tonalité chez le coach basque : « Peut-être que c’est ce genre de matchs qui sera utile dans trois ou quatre mois. »

Premier avertissement

Finalement, alors qu’il n’avait encore jamais semblé accabler son entraîneur, Al-Khelaïfi a un peu haussé le ton mardi soir : « L’objectif était de gagner le match. On a une grande équipe et de grands joueurs. On ne vient pas ici pour perdre 3-1. Il est très important de se réveiller maintenant, il n’est pas trop tard. (…) Le plus important est de mieux se préparer et réfléchir sur cette leçon ».

Cette dernière décla du boss parisien sonne clairement comme un avertissement pour Emery. Il n’y a plus qu’à espérer qu’il ne l’analysera pas de la même manière que la performance de ses joueurs à l’Allianz Arena. Dans le cas contraire, sa place sur le banc du PSG pourrait assez vite se transformer en siège éjectable. On le sait, la patience n’est pas la qualité première des propriétaires qataris du PSG…