Bayern-PSG: L'excellent vent de Mbappé, Al-Khelaifi et le fair-play financier... Encore une zone mixte de légende pour Paris

FOOTBALL On n’a pas pu parler des masses aux joueurs après la défaite de Munich, mais au moins c’était drôle…

William Pereira

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L'Allianz Arena
L'Allianz Arena — W.P. (20 Minutes)
  • Le PSG a perdu sur la pelouse du Bayern (1-3) mardi en Ligue des champions.
  • Forcément, les joueurs n’avaient pas trop la tête à parler en zone mixte.
  • Ce qui a donné lieu à des scènes parfois cocasses.

De notre envoyé à Munich,

Les zones mixtes du PSG, c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Celle qui a succédé à la défaite contre le Bayern Munich à l'Allianz Arena pour le dernier match de Ligue des champions de l’année n’a pas échappé à la règle. « Déjà qu’ils passent pas quand ils gagnent, alors après une défaite », ironise un confrère. On n’en pense pas moins. Di Maria passe comme un fantôme à peine le match terminé. Normal, il n’est pas rentré. Neymar file peu après, sans un regard ni bonsoir, comme happé par l’écran noir de son téléphone. S’ensuit un échange de légende entre journalistes.

- Comment ça se fait qu’il soit parti aussi vite ? Il prend pas sa douche ?

- En même temps vu ce qu’il a couru, il a pas trop sué.

- Il a quand même une ou deux occaz’

- Au pire si personne passe on tient un sujet : polémique sur l’hygiène des joueurs du PSG.

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L’esquive légendaire de Kylian Mbappé

C’est quand même bien léger pour suffire à chapeauter un sujet. D’autant que ses coéquipiers sont un peu plus longs, annihilant la théorie d’un vestiaire sale et rendant la horde de journaliste toujours plus impatiente. Javier Pastore apparaît. Sourire ultra-brite + « bonsoir », toujours aussi chic-type, l’Argentin. Au point où l’on en est, on s’en satisfait. Puis vient le génie de l’esquive, du coup de rein :  Kylian Mbappé, petite bouteille de lait en verre à la main.

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« Kylian, Kylian, un petit mot s’il te plaît ? » Rien. Lui aussi est aspiré par son téléphone. Sauf que quand on jette un regard sur son écran, on constate que l’attaquant est sur l’appli notes de son iPhone et que la page est vide à l’exception de quatre ou cinq emojis. 18 ans et il maîtrise déjà les meilleures techniques de rembarrage de journalistes. Un génie, on vous le dit (on t’aime quand même, Kylian).

Al-Khelaïfi bat en retraite en entendant les mots « fair-play » et « financier »

« Je veux pas dire mais pour le moment ça fait 2-0 pour le Bayern en zone mixte », s’agace un autre confrère, micro à la main, observant au loin Muller puis Tolisso répondre poliment à la presse allemande. Précisons quand même que le PSG avait un avion à prendre, ce qui explique l’empressement des uns et des autres.

Finalement, un Parisien se présente. Ce n’est pas un joueur mais le président en personne, plutôt détendu jusqu’à ce que tombent les questions sur le fair-play financier (le PSG se présentera au siège de l’UEFA pour répondre aux questions des enquêteurs du fair-play financier). « On est là pour parler du match, de ce soir » lance habilement le boss, soudain moins souriant. « Et le mercato alors, vous aller acheter, vous allez devoir vendre » relance un collègue. « Le mercato c’est loin, c’est en janvier », rétorque Nasser Al-Khelaifi, exécutant simultanément un subtil pas en arrière digne des meilleurs escrimeurs pour fuir le combat et signaler un repli imminent.

Et il s’en est allé. Dans son sillage, Kevin Trapp quitte l’enceinte en nous saluant chaleureusement, puis Cavani se présente. On l’appelle, cri son nom comme s’il était plus loin qu’un mètre de nous. Toujours rien. Regard fixe au sol, sourcils froncés. Le coup de la défaite qui passe mal au point de rendre muet. Classique.

Marco le sauveur, Julian pose un lapin

Puis vint le miracle. 23h24. Alors que l’on commence à craindre un nouveau grand chelem de vents soufflés par les joueurs du Paris Saint-Germain dans les couloirs de l’Allianz Arena, Marco Verratti s’arrêter pour dire que lui et ses coéquipiers sont « contents de finir premiers » et évoquer cette défaite « pas si décevante » contre « une grande équipe européenne ». Alléluia.

Pendant son intervention, on nous souffle à l’oreille qu’en bonus, Julian Draxler viendra nous parler. C’est la folie, on s’enflamme. Effectivement l’international allemand s’arrêtera, mais pas devant nous. Il préférera répondre aux questions des journalistes locaux dans sa langue natale pendant que Thiago Silva quitte le stade accompagné de Maxwell et Emery en boitillant. On en restera donc là, mais au moins, on se sera un peu marré.