Bulgarie-France: «Ce n’est pas la peine de créer une tension négative », les Bleus dédramatisent le match de Sofia

FOOTBALL Hugo Lloris et Didier Dechamps ont animé la conférence de presse d’avant-match…

Julien Laloye

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Deschamps et Lloris en grande discussion avant la Bulgarie.
Deschamps et Lloris en grande discussion avant la Bulgarie. — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA
  • La France est première de son groupe avant le déplacement à Sofia, ce samedi.
  • Une défaite pourrait grandement compliquer la qualification des Bleus pour le Mondial.

De notre envoyé spécial,

Décalage assez saisissant entre la pression médiatique et celle qu’ont l’air de se mettre les Bleus dans les entrailles du stade Vassil-Levski de Sofia, vendredi soir. C’est simple, on aurait dit que Lloris et Deschamps regardaient un film en bulgare alors qu’on essayait de leur parler français.

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La petite salle abritant la traditionnelle conférence de presse à J-1 était bondée, remplie surtout de médias français, et la multiplication des questions sur une équipe de France en quelque sorte dos au mur avant la double confrontation contre la Bulgarie, puis la Biélorussie, a un peu fait tiquer le capitaine des Bleus. Surtout quand on lui fait le parallèle avec le barrage ukrainien en 2013.

« Je pense que c’est un contexte tout autre. Un barrage c’est la dernière chance d’aller à la Coupe du monde, et ce n’est pas le cas demain. Malgré l’importance de ce match, il restera un match à jouer mardi ».

Sous-entendu, les Bleus sont premiers de leur groupe quand même, il ne s’agirait pas de crier au feu parce qu’on a un paquet d’allumettes dans la poche.

« On sait par quoi ça passe d’aller en Russie »

Deuxième relance sur son rôle de capitaine, justement, et les mots qu’il a préparés pour bien signifier la place de cette soirée dans la saison tricolore. Le gardien des Spurs fronce un peu les sourcils : « Je pense qu’il ne faut pas créer une situation négative, on a conscience des attentes, mais elles viennent de nous-mêmes avant tout. On sait par quoi ça passe d’aller en Russie. Je ferai ce que j’ai à faire, mais le plus important c’est que chacun fasse ce qu’il à faire sur le terrain. »

On passe à Deschamps, qui a noté comme tout le monde que l’immunité acquise à l’Euro 2016 commençait à drôlement s’effilocher. Au point que plus personne ne se gêne pour lui demander s’il sait déjà ce qu’il fera en cas de scénario cauchemardesque d’ici mardi. Le sélectionneur, qui s’est relevé d’un match aller perdu 2-0 en Ukraine, ne voit pas trop ce qu’on cherche :

« Je ne sais pas de quoi tu parles mais peu importe, je ne m’occupe pas de ça, je me mets dans ma bulle. Ça n’occupe pas mon esprit de penser à ce qu’il se passerait au cas où ; Qu’il y ait des débats, ça a toujours fait partie de l’environnement, ça ne va pas me rendre plus nerveux ».

On en a eu la preuve, il faut le reconnaître, lors du petit jeu traditionnel qui consiste à lui demander par des voies de plus en plus tarabiscotées quel onze il compte aligner samedi soir.

On a eu droit à :

  • Le premier nom que vous couchez sur la feuille de match, c’est Mbappé ou Griezmann ?
  • Pour contre une équipe qui défend bas, est-ce qu’on a besoin d’un grand point de fixation devant [Giroud] ?
  • Est-ce qu’il faut aborder ce genre de renonctres avec des ailiers travailleurs ou plus défensifs ?

 

Evidemment, DD n’a rien lâché. Mais son capitaine a résumé l’histoire mieux que nous : la clé, « c’est d’être dominant dès les premières minutes de jeu pour ne pas se laisser endormir par le contexte ». Le conteste en question ? Un stade à moitié vide, une équipe qui attend le contre, et un torrent de pluie prévu sur Sofia. Tout le monde est prévenu.