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«Ça bouillonne un peu», Mbappé a aussi hâte que vous avant la Bulgarie

Bulgarie-France: «Ça bouillonne un peu», Kylian Mbappé est aussi pressé que vous d’en découdre

FOOTBALLLes Bleus se rendent à Sofia, samedi, pour un match décisif en vue du Mondial 2018...
A Clairefontaine, Nicolas Camus

A Clairefontaine, Nicolas Camus

L'essentiel

  • Les Bleus affrontent la Bulgarie samedi en match de qualification au Mondial 2018
  • Ils doivent gagner dans un stade où leurs adversaires sont pour le moment invaincus dans cette campagne pour se dégager la route vers la Russie

Un match couperet, un public hostile dans un stade bouillant, un adversaire qui rappelle de mauvais souvenirs… Le décor de la prochaine production de l’équipe de France « Peur sur Sofia » a tout pour faire flipper. En tout cas, on aime à se le faire croire. Parce que même si tout le monde en rajoute un peu, regarder un match de l’équipe nationale avec cette petite boule au ventre qui vous rappelle qu’il y a une Coupe du monde au bout - même s’il s’agit plus de gagner pour finir tranquillement le boulot contre la Biélorussie mardi que d’espérer se qualifier dès samedi -, il n’y a pas grand-chose de mieux quand on est passionné de foot.

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C’est vrai pour ceux qui sont en tribunes ou devant leur télé, mais ça l’est aussi pour les joueurs. « Ça bouillonne un peu, parce qu’on est pressé d’en découdre. Les matchs à enjeux, on aime ça », martèle Kylian Mbappé. Le néo-Parisien, présent en conférence de presse à Clairefontaine jeudi, commence à avoir l’habitude d’être attendu au tournant cette saison, mais cette rencontre avec la sélection est tout de même à part. « Jouer pour emmener son pays à une Coupe du monde, c’est plus fort », dit-il, avant de rappeler : « La Coupe du monde, c’est plus qu’un objectif pour nous, c’est une évidence ».

L’énigme bulgare

La confiance règne, donc, et il n’y a pas à s’affoler plus que ça avant ce voyage chez la nouvelle terreur de l’Europe. Oui là ok, on en fait trop, mais c’était juste pour rappeler cette étonnante propension des Bulgares à mater tout le monde à la maison (Pays-Bas et Suède y ont notamment perdu) et perdre pied dès qu’ils sont à l’extérieur.

« C’est vrai que c’est difficile à expliquer, note Raphaël Varane. Ça doit être le contexte particulier, leur stade avec une piste, l’ambiance… Après, ils sont plus agressifs, plus efficaces chez eux. Peut-être plus motivés aussi. »

Bref, on ne sait pas grand-chose, juste qu’il est temps que ça se termine. « Franchement, il n’y a pas de crainte particulière, assure le vice-capitaine des Bleus. On est grands, on a tous du vécu, on doit savoir s’adapter à toutes les situations. » Vivement samedi, alors, qu’on voit comment tout ça se goupille sur le terrain. Mbappé conclut : « La pression peut être une force, à nous de bien la prendre pour entrer à fond dans cette rencontre. En tout cas, ça ne m’a pas traversé l’esprit de regarder la Coupe du monde à la télé ». Et nous de la regarder sans la France.