Romantisme: La Fifa a déjà calculé, un Mondial à 48 équipes lui rapporterait 600 millions de plus

FOOTBALL Pourquoi se priver du coup?..

N.C. avec AFP

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Gianni Infantino, le président de la Fifa, le 3 novembre 2016.
Gianni Infantino, le président de la Fifa, le 3 novembre 2016. — Martin Schutt/AP/SIPA

On pensait que la riche idée de Gianni Infantino de faire passer la Coupe du monde à 48 nations n'était qu'une question de beauté du football et d'égalité des chances. Non on rigole. Parlons gros sous, puisque c'est de ça dont il s'agit. La Fifa a déjà fait ses calculs, et selon un rapport confidentiel dont l'AFP a pris connaissance vendredi, le passage à 48 équipes rapporterait 605 millions d'euros supplémentaires.

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Une Coupe du monde à 48 équipes, avec 16 groupes de 3, dès l'édition 2026, verrait ses revenus nets atteindre 3,95 milliards d'euros, contre 3,36 milliards pour le Mondial 2018 en Russie, selon les projections. Dans le même temps, les coûts liés à l'augmentation du nombre d'équipes présentes et du nombre de matches (80 contre 64 dans un format à 32 équipes) seraient en hausse de 307 millions d'euros. Les revenus des droits de télévision progresseraient de 479 millions et ceux du marketing de 351 millions.

Gianni Infantino va tenter mardi lors du prochain Conseil de la Fifa de faire adopter ce nouveau format, qu'il privilégie désormais. Lors de sa campagne pour succéder en février dernier à Sepp Blatter, l'ancien secrétaire général de l'UEFA avait pourtant soutenu un format à 40 équipes. Ce format sera également proposé aux membres du gouvernement de la Fifa, avec une version de 8 groupes de 5 et une autre de 10 groupes de 4, selon le rapport confidentiel qu'a pu consulter l'AFP.

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Mais l'ex-bras droit de Michel Platini penche maintenant pour le format à 48 (avec 16 groupes de 3), qui conserverait la même durée (32 jours) et pourrait se disputer comme pour l'édition 2018 dans 12 stades. Reste à déterminer le nombre de places supplémentaires allouées à chaque confédération, ce que ne dévoile pas cette analyse, point crucial qui devrait donc être discuté mardi à Zurich.