Ligue des champions: Nasri a déjà conquis Séville (si si, c’est possible)

FOOTBALL En échec en Angleterre, l’ex-international est devenu le meneur de jeu indispensable de Sampaoli avant le match de Ligue des champions contre Lyon…

Julien Laloye
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Samir Nasri, buteur avec Séville le 24 septembre 2016.
Samir Nasri, buteur avec Séville le 24 septembre 2016. — JOSU ARITZA / AFP

De notre envoyé spécial à Séville

La dernière fois qu’on a eu de ses nouvelles, Samir Nasri avec son pote de promo Ahmed Yahiaoui, qui a mieux réussi sa carrière de vidéaste que celle de footballeur. C’est peu de dire qu’entendre Sampaoli vider le fleuriste pour évoquer l’artiste nous a décroché la mémoire lundi dans une salle bas de plafond du stade Sanchez-Pizjuan. On vous retranscrit ses paroles in extenso, c’était beau comme du Proust.

 « Je suis content qu’il soit venu, on cherchait quelqu’un comme lui depuis longtemps. Peu de joueurs ont ses qualités en Europe. Samir est un meneur et un leader naturel. Lors du dernier match [perdu par Séville, ndlr] il a senti qu’il devait reculer pour organiser le jeu, je suis heureux qu’il ait pris cette initiative parce qu’il nous a permis de mieux contrôler le match. S’il continue au niveau qu’il a avec Séville, il pourra prétendre à retrouver la sélection française. »
 

Bim, rien de moins. Tremble DD (même si tu ne peux pas le blairer). Le pire, c’est qu’il a même pas l’air de plaisanter le bougre. La moitié des questions de nos confrères espagnols a tourné autour  alors que Séville a un mal fou à carburer en ce début de saison. José Manuel Oliva, journaliste à la Cadena Cope, est aussi agréablement surpris que nous. « C’était le grand point d’interrogation. Est-ce que sa vie personnelle allait interférer sur son jeu ? Pour l’instant, Il faut reconnaître qu’il est superconcentré sur le terrain. Ses prestations montent en gamme à chaque fois, c’était le meilleur joueur contre Bilbao le week-end dernier. C’est le joueur référence de Sampaoli en attaque. Séville est un club qui a la particularité de relancer des joueurs qu’on croyait perdus, Samir suit peut-être ce chemin. »


Le Français a d’autant plus de mérite  et que Guardiola lui a très vite indiqué la sortie à son arrivée à City. Personne ne s’est précipité sur les soldes, et Séville n’était pas chaud bouillant au départ non plus. Le premier choix, en milieu offensif, c’était Ben Arfa, soufflé par le PSG au dernier moment. Le second ? Jesus Navas, qui a finalement convaincu Guardiola qu’il pouvait faire la maille.  , et Monchi, le roi Midas des directeurs sportifs, a mis longtemps avant d’accepter le deal.


Arrivé par défaut, l’ancien meneur de jeu des Bleus a quand même trouvé le temps de faire le barbot pour le fun : « Jusqu’au dernier moment il [Guardiola] a insisté pour que je reste, mais je savais que je devais partir pour retrouver mon meilleur niveau. » La deuxième partie de la phrase est peut-être vraie, finalement. Dernier cirage de pompe signé Nico Pareja, coéquipier du Français. « Samir est arrivé avec beaucoup d’envie, il s’est très bien adapté,  Il devient de plus en plus important pour nous, je pense que ça peut-être un joueur déterminant pour nous aider à accomplir notre objectif. » Cela fait beaucoup trop de compliments d’un coup, on va aller prendre des tapas en terrasse pour se remettre (   haters gonna hate). Tiousse.