PSG-Arsenal: Cavani, Emery, le jeu...Ça en fait des interrogations après cette première en Ligue des champions

FOOTBALL Les Parisiens ont concédé le nul contre les Gunners mardi (1-1)...

Romain Baheux et Nicolas Camus

— 

Edinson Cavani lors du match entre le PSG et Arsenal le 13 septembre 2016.
Edinson Cavani lors du match entre le PSG et Arsenal le 13 septembre 2016. — Christophe Ena/AP/SIPA

Au Parc des Princes,

C’est facile à dire après coup, évidemment, mais cette impression était si tenace qu’il était dur de ne pas l’écrire. Ce match nul du PSG contre Arsenal (1-1), mardi, lors de la première journée de Ligue des champions, on l’a vu venir à des kilomètres. Paris a ouvert le score dès les premières secondes de jeu, a globalement maîtrisé un adversaire qu’on a connu bien meilleur, mais Paris a passé son temps à gâcher - n’est-ce pas Cavani ? - et a fini par se faire punir dans le dernier quart d’heure. Ce scénario ne doit pas enlever aux Parisiens l’implication et l’allant qu’ils ont mis dans cette partie, contrairement à leurs dernières sorties, mais il est évident que ce PSG version Emery a du mal à se mettre en place. Les discussions autour des choix de l’entraîneur espagnol sont loin d’être closes.

Paris n’a pas su gérer 

Franchement, c’est rageant. Marquer le but plus rapide de son histoire en Ligue des champions (1-0, 1ere), calmer les rares attaques d’un Arsenal peu dangereux, montrer du mieux dans son jeu, tout ça pour finalement se faire reprendre dans le dernier quart d’heure. Les Parisiens repenseront longuement à leurs occasions ratées et à leur laisser-aller défensif sur l’égalisation d’Alexis Sanchez (1-1, 77e). OK, on a vu de belles satisfactions individuelles comme Serge Aurier ou Marquinhos. OK, c’était mieux que contre Monaco et Saint-Etienne. Mais franchement, on attendait mieux qu’un nul à la maison et des occasions vendangées pour cette première européenne de l’ère Emery.

Cavani a fait… du Cavani

Si le PSG lui a fait de la place cet été en ne recrutant pas un autre buteur, c’est pour que Cavani se montre sous son meilleur jour lors des rencontres qui comptent. Celle contre les Gunners en était une, et malgré toute sa bonne volonté - et la nôtre, promis -, l’Uruguayen n’est pas encore l’attaquant dont le club a besoin pour voir plus loin en C1. Son but inscrit dès la 42e seconde de jeu est important, bien sûr, mais ses quatre grosses occasions gâchées (34e, 42e, 69e, 80e) ont rappelé à quel point il pouvait être désespérant. Surtout quand l’adversaire égalise en fin de match.

Unai Emery encore au cœur du débat

Quelque chose nous dit qu’on n’a pas fini de débattre du cas de l’Espagnol et de son PSG. En titularisant Blaise Matuidi à un poste inhabituel d'ailier gauche, en mettant Aréola à la place de Trapp dans le but et en offrant sa première titularisation à Krychowiak, Emery a voulu marquer sa première européenne avec Paris. Si aucun n’a spécialement déçu, on peut quand même se poser plusieurs questions: pourquoi Lucas, dont les jambes auraient fait un bien fou en contre, n’a-t-il pas quitté le banc de touche ? Pourquoi avoir fait rentrer un Pastore à court de rythme après l’égalisation ? Que va-t-on faire d’Hatem Ben Arfa maintenant ? Les matchs s’enchaînent, les interrogations aussi.