Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
«Rien de bon cette année en foot», c'est la dépression à Marseille

Euro 2016: «Rien de bon cette année en foot», c'est la dépression à Marseille après France-Portugal

FOOTBALLSur le Vieux-Port, les très nombreux Marseillais accusent le coup...
Christine Laemmel

C.L.

A Marseille

« On est maudits ». Le mot est un peu fort mais ramené au contexte marseillais, compréhensible. Footballistiquement, 2016 aura été pour le moins tumultueux dans la deuxième ville de France. Au terme d’une saison chaotique à souffrir avec l’Olympique de Marseille, l’Euro est arrivé un peu incognito. « Un truc de footix », nous répondait certains acharnés du virage sud début juin.

Avant même qu’on ne parle ballon, Marseille s’est fait happer par sa réputation. Le premier match joué dans la ville entre l’Angleterre et la Russie, a laissé un homme dans un état critique. Et puis petit à petit, avec les caviars de Dimitri Payet, ancien olympien, les victoires qui s’enchaînaient et l’ambiance louée du Vélodrome, l’intérêt s’est fait plus vivace.

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Jusqu’à ce dimanche soir où Marseille débordait de ses habitants. Klaxons et drapeaux accrochés au toit de la voiture, maillot de l’OM et maquillage tricolore, fan zone pleine à craquer et le Vieux-Port qui prend des allures de grands soirs. Sur le quai de Rive neuve, c’est un joyeux mélange qui a étiré les terrasses jusque sur la route : Marseillais qui ont rôti sur le sable tout l’après-midi, touristes nordistes avec une sérieuse envie de ne jamais terminer la soirée, quelques étrangers de passages interloqués et de maigres grappes de supporters portugais.

« Oh on se croirait en Ligue 1 les gars, bougez-vous »

Niveau ambiance, l’excitation au comble au coup d’envoi, retombe comme un soufflé au fur et à mesure. « Oh on se croirait en Ligue 1 les gars, bougez-vous », gueule un supporter, vuvuzela en bandoulière. Tant qu’à s’y croire, l’OM reprend le dessus par bribes. Un « Bielsa, Bielsa », résonne furtivement, un « Aux armes » est lancé dans la foulée, de ceux où la bouche s’écorche pour dire « Nous sommes les Français » au lieu de « Nous sommes les Marseillais ». Alors, définitivement pas supportrice des Bleus, Marseille ? « Franchement, vu le feu qu’on a mis au Vélodrome pour la demi, on peut pas dire ça, tranche une locale, drapeau bleu blanc rouge et short aux trois bandes. Mais l’OM… Ça n’a rien à voir, c’est au-delà du foot. »

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Passion ou pas, la fréquentation des bars ne ment pas sur les préoccupations du soir. Ecran géant -- > foule. Pas d’écran géant -- > tables vides. Sur une rue qui relie le Vieux-Port au Cours Estienne d’Orves, le Marengo, lui, dont un serveur a été blessé lors des échauffourées du 11 juin, n’a pas sorti de télé. Et n’attire pas les foules ce soir-là. Le rideau sera tiré dès la mi-temps, malgré l'agitation environnante. Et remonté tous les dimanches de l’année, pour voir si l’OM fait un peu oublier la frustration de cette finale d’Euro.