Euro 2016: Même dos au mur, les Portugais se voient «repartir le 11 juillet»

FOOTBALL La Seleção ne manque pas de confiance en elle. Son sélectionneur et son milieu de terrain William Carvalho ont annoncé ce mardi à Lyon viser la victoire finale, malgré leur actuelle troisième place dans le groupe F...

Jérémy Laugier

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William Carvalho, Pepe, Rui Patricio et Cristiano Ronaldo durant l'hymne national, samedi avant le match nul (0-0) face à l'Autriche.
William Carvalho, Pepe, Rui Patricio et Cristiano Ronaldo durant l'hymne national, samedi avant le match nul (0-0) face à l'Autriche. — FRANCISCO LEONG / AFP

A Lyon,

Quelque part, le Portugal mérite vraiment notre respect. Après avoir fait preuve d’une abominable inefficacité depuis son entrée dans l’Euro, marqué par deux tristes nuls [Islande et Autriche] et 1 seul but inscrit malgré 49 tirs tentés, la Seleção n’hésite pas à annoncer de très hautes ambitions. « On va repartir le 11 juillet [lendemain de la finale au Stade de France]. C’est ce qu’on veut, c’est ce que toute l’équipe veut », a ainsi indiqué ce mardi au Parc OL le milieu de terrain William Carvalho.

Et ce à la veille d’un dernier match de poule mercredi (18 heures) face à une Hongrie déjà qualifiée… qui pourrait la voir quitter le tournoi en cas de défaite voire de nul. Un discours tranchant de manière assez incroyable avec le reste de la conférence de presse du joueur du Sporting Portugal, qui était un modèle de langue de bois. Nous n’allons donc pas nous attarder sur les détonants « On va marquer des buts à partir de demain » ou « Cristiano travaille comme d’habitude et l’équipe fait aussi de bons entraînements comme d’habitude ».

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Fernando Santos : « Pourquoi ne pas croire en mes joueurs ? »

Le sélectionneur portugais Fernando Santos, qui était le premier à lancer cette date du 11 juillet, s’est plutôt baladé face à une presse nationale obsédée par une composition d’équipe dépendant des éventuels forfaits de Raphaël Guerreiro et André Gomes. « Je suis trop vieux maintenant pour ressentir la pression », s’est notamment marré Fernando Santos, qui a assuré « ne pas se soucier » d’un possible choc contre l’Angleterre en 8e de finale en cas de deuxième place dans ce groupe F.

Tous les regards seront évidemment tournés mercredi vers Cristiano Ronaldo, jusque-là en galère avec notamment un penalty manqué contre l'Autriche. « Je pense qu’il va oublier tout ça et faire ce qu’il sait faire de mieux, marquer des buts, a expliqué le sélectionneur avec calme, malgré sa grosse voix. Je crois en mes joueurs. Je ne vais pas commencer maintenant à être pessimiste. On a joué face aux Autrichiens l’un des plus grands matchs de ce tournoi. Nous avons été exemplaires à tous les niveaux. Pourquoi ne pas croire en mes joueurs ? » Peut-être parce qu’ils n’ont pas été capables de déborder les 10e et 34e nations mondiales et qu’ils se trouvent déjà en danger. Ce fameux 11 juillet semble bien loin.