Euro 2016: Les hooligans russes ont été «provoqués» par les Anglais, selon un attaquant russe

FOOTBALL Les incidents de Marseille ont fait une trentaine de blessés...

R.B. avec AFP

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L'attaquant russe Fyodor Smolov à l'entraînement le 18 juin 2016.
L'attaquant russe Fyodor Smolov à l'entraînement le 18 juin 2016. — MARTIN BUREAU / AFP

L'attaquant de l'équipe de Russie Fyodor Smolov n'a pas voulu dimanche condamner les violences perpétrées par les supporters russes dans cet Euro, affirmant même qu'ils avaient été la cible de «provocations» de la part des supporters anglais.

Interrogé à la veille du match à Toulouse face au Pays de Galles, qui a été classé à risque, sur sa volonté d'appeler les supporters russes à bien se comporter, comme l'ont fait certains joueurs croates vis-à-vis de leurs supporters, le joueur de Krasnodar a botté en touche.

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«Evidemment j'ai lu ces interviews, je peux dire de mon côté que je ne veux pas faire de déclarations», a-t-il déclaré en conférence de presse, se contentant d'indiquer qu'il voulait «que les supporters continuent à nous soutenir».

En revanche, Smolov a assuré que les Russes avaient été la cible de «provocations» de la part des Anglais.

«En ce qui concerne toutes ces situations autour, il y a pas mal de vidéos sur internet que j'ai vues et je peux vous dire qu'il est évident qu'il y avait pas mal de provocations de la part des supporters anglais et gallois», a-t-il poursuivi.

«Si des gens ont pour but de se battre, qu'ils le fassent ailleurs, qu'ils s'organisent eux-mêmes et ne le fassent pas au stade, on veut avoir du soutien dans les stades», a-t-il encore dit.

Les affrontements entre supporters russes et anglais en marge du match Russie-Angleterre à Marseille samedi dernier ont fait 35 blessés, dont un Britannique, dans un état grave. Des troubles ont également eu lieu au sein du stade Vélodrome à la fin de la rencontre.

Trois Russes ont été jugés et condamnés à 12, 18 et 24 mois de prison ferme après avoir été reconnus sur des images de vidéosurveillance en train de se livrer à une «chasse aux Anglais» sur le Vieux-Port, selon les mots du procureur adjoint de Marseille, André Ribes.