Mort du supporter Yann Lorence: Fin de l’enquête, cinq ans après les faits

FOOTBALL Le fan du PSG avait succombé à un tabassage aux abords du Parc des Princes en 2010…

20 Minutes avec AFP

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Des gendarmes devant le Parc des Princes, en 2010
Des gendarmes devant le Parc des Princes, en 2010 — REAU ALEXIS/SIPA

L'enquête judiciaire sur la violente rixe entre supporteurs du PSG qui a causé la mort de l'un d'entre eux en marge d'un match contre l'OM en 2010 est terminée, dans ce dossier où cinq hommes sont mis en examen, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Habitué de la tribune Boulogne, où il faisait figure d'«ancien», «rangé depuis longtemps» selon l'avocat de sa famille, Yann Lorence est mort à 37 ans, après trois semaines de coma, victime d'un tabassage en règle le 28 février, aux abords du Parc des Princes.

«Nous nous félicitons de la fin de l'enquête et du fait qu'on s'oriente vers la cour d'assises, ce qui est normal vu la gravité des faits», a réagi l'avocat, Me Paul Le Fèvre. Cette bagarre générale avait éclaté entre supporteurs rivaux du club parisien, ceux des tribunes Boulogne et Auteuil, alors que les supporteurs marseillais avaient boycotté le déplacement à Paris.

Une mise en examen deux ans plus tard

Quatre hommes avaient été mis en examen pour homicide volontaire dans les semaines qui avaient suivi le drame. Deux ans plus tard, la famille avait dénoncé «l'inertie de l'enquête», avant un rebondissement avec une cinquième mise en examen début mai 2012.

Ce suspect, âgé de 35 ans, avait été identifié par un policier le soir des faits comme se vantant d'avoir violemment frappé la victime, selon une source proche du dossier. Il a nié les faits.  L'avocate d'un autre mis en examen, Me Kaltoum Gachi, a affirmé qu'«aucun élément objectif ne (démontrait) l'implication» de son client.

Même tonalité chez un autre défenseur: «il y avait un nombre incalculable de personnes qui n'ont pas été identifiées et qui étaient beaucoup plus proches de la scène que mon client», a affirmé Me Dan Griguer. Tous les mis en examen sont aujourd'hui libres sous contrôle judiciaire.

Le drame avait conduit le club à lancer le plan Leproux, du nom de l'ancien président du PSG, pour une sécurisation plus ferme des tribunes. De son côté, le gouvernement avait dissout par décret cinq associations de supporteurs de Boulogne et Auteuil.