Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Monaco-Arsenal: Pourquoi Arsène Wenger et ses Gunners y croient si fort avant le retour?

Monaco-Arsenal: Pourquoi Arsène Wenger et ses Gunners y croient si fort avant le retour?

FOOTBALLA la veille du match retour en Ligue des champions, le coach d’Arsenal est apparu souriant et détendu. C'est louche…
Bertrand Volpilhac

Bertrand Volpilhac

De notre envoyé spécial à Monaco

Arsène Wenger prépare-t-il un plan aussi machiavélique que génial? Peut-être était-il juste content de revenir à Monaco, mais son sourire et son air détendu en conférence de presse nous ont presque fait peur. Le coach d’Arsenal a deux buts à remonter (trois à marquer), mais ça ne semble pas l’affecter plus que ça. 20 Minutes a essayé de comprendre pourquoi.

Parce qu’ils croient en l’impossible

La phrase de Wenger: «On est là pour se qualifier, sinon on ne serait pas venu.»

L’idée: Le challenge paraît compliqué, presque impossible, mais le shaman Wenger y croit, et toute son équipe avec lui. Comme si Dieu lui avait dit dans son sommeil: «Lève-toi et qualifie-toi.» «On a l’expérience, le désir et la conviction de le faire», explique-t-il. Notez que ça rend mieux en VO - «We have experience, desire and belief» -, mais que ça ne change rien à son problème. «On ne peut rien prédire dans le football, mais ce que je peux prédire, c’est que tous les joueurs croient à la qualification.»

Ce qu’on en pense: une simple recherche sur le délicieux site Top-citations.com nous le confirme: «Tout est possible à celui qui croit.»

Parce qu’Arsenal peut difficilement être plus nul qu’à l’aller

La phrase de Wenger: «Oui, on peut s’attendre à voir un autre visage d’Arsenal.»

L’idée: Nuls, nuls, nuls. Au match aller, les Gunners ont été confondants de naïveté. «On est passé à côté de notre sujet, on n’a pas été au niveau. Mais dans la vie parfois quand on passe à côté, on n’a pas de deuxième chance. Nous, si.» Surtout que depuis, Arsenal marche sur l’eau. Enfin, gagne ses matchs contre des clubs de seconde zone anglais. «On a avancé et on a progressé, on a confiance dans le fait qu’on peut battre n’importe quelle équipe au monde», ajoute le défenseur Per Martesacker.

Ce qu’on en pense: Per, commence donc par t’occuper du quatrième du championnat de Ligue 1 avant de t’enflammer.

Parce que les chiffres, on leur fait dire ce qu’on veut

La phrase de Wenger: «Les statistiques ne sont pas à notre avantage, mais on veut les faire mentir.»

L’idée: «Pas à l’avantage» d’Arsenal, c’est un doux euphémisme. En une éternité de Ligue des champions, personne n’a pour l’instant réussi à remonter une défaite 1-3 à domicile au match aller. Un défi à sa hauteur: «On en a conscience. Mais peu importent les pourcentages [0% ici, donc].» Sauf quand ils sont à votre avantage: «Il faut noter que nous avons eu à chaque fois des résultats exceptionnels lors de nos déplacements en France», conclut-il.

Ce qu’on en pense: Mardi soir, il y aura l’une des deux statistiques qui aura l’air un peu con.

Parce que Giroud va bien finir par marquer

La phrase de Wenger: «Il se doit surtout à lui un grand match.»



L’idée: Comme toute l’équipe, Olivier Giroud a foiré son match aller. Mais lui un peu plus que les autres, quand même (voir la vidéo). Risée du Web sur cette soirée, il tourne depuis à un but par match. «Il veut faire du mieux possible, ajoute Wenger. Il a manqué des occasions au match aller, quel est l’attaquant qui n’en manque pas? A-t-il le niveau international? Oui. Le niveau mental? Oui. Alors, il faut faire confiance aux garçons qui ont le niveau.»

Ce qu’on en pense: Vous allez voir qu’il est foutu du faire le match de sa vie pile contre un club français.