Tour de France féminin 2025 : Malgré sa lourde chute à Angers, Demi Vollering est « déterminée » à poursuivre l’aventure
Dutch warrior•Au lendemain de sa chute, la coureuse néerlandaise de l’équipe FDJ-Suez, parmi les favorites de cette Grande Boucle, sera au départ de la 4e étape, ce mardi à SaumurJ.Lau.
L'essentiel
- Malgré sa chute grave lundi, à 3,7 km de l’arrivée à Angers, lui ayant causé « de multiples contusions », Demi Vollering a décidé ce mardi midi de prendre part à la 4e étape du Tour de France féminin 2025.
- Les nouveaux examens médicaux effectués ce mardi matin ont permis « d’exclure le risque de commotion » pour la coureuse néerlandaise, vainqueure de l’édition 2023 et encore parmi les grandes favorites cette année.
- Actuellement 6e au classement général à 19 secondes du maillot jaune Marianne Vos, Demi Vollering a reçu le soutien de son équipe FDJ-Suez. Très remonté après cette chute, le manager de la formation française Stephen Delcourt a regretté « un vrai manque de respect dans le peloton ».
Le coup de tonnerre qu’on redoutait tant pour ce Tour de France féminin 2025 n’a pas eu lieu ce mardi midi : Demi Vollering ne va en effet pas abandonner l’épreuve avant le départ de la 4e étape entre Saumur et Poitiers (à 14h35). Souffrant de « multiples contusions », notamment au genou et à la fesse gauche, après sa grave chute lundi à 3,7 km de l’arrivée à Angers, la coureuse néerlandaise reste « déterminée » à participer à l’étape du jour, a annoncé son équipe FDJ-Suez.
« Les examens médicaux complémentaires et le deuxième protocole commotion passés ce mardi matin par Demi Vollering, avec le médecin de l’équipe, permettent d’exclure le risque de commotion », précise le communiqué de la formation française. Tout en rappelant : « L’équipe FDJ-Suez restera particulièrement vigilante à la situation de Demi et à sa reprise d’efforts ».
Demi Vollering avait subi une chute fatale en 2024
Celle qui avait remporté l’édition 2023, avant de laisser sa couronne l’an passé à la Polonaise Katarzyna Niewiadoma pour seulement quatre secondes, a passé lundi soir des premiers examens pour « une suspicion de commotion cérébrale ». En accord avec sa leader, FDJ-Suez avait alors indiqué avoir « pris la décision de ne pas se rendre à l’hôpital dans la soirée, compte tenu de l’absence de caractère d’urgence lié à son état médical ».
Les nouveaux examens assortis d’un deuxième protocole commotion effectués ce mardi matin se sont révélés assez rassurants pour permettre à l’athlète de 28 ans de s’accrocher à son objectif d’un second sacre. L’équipe FDJ-Suez n’a toutefois pas manqué de pester lundi contre cet incident majeur ayant lourdement pénalisé la favorite de cette Grande Boucle, déjà victime d’une chute fatale lors de la 5e étape de l’édition 2024. Celle-ci se trouve actuellement à la 6e place au général à 19 secondes de la maillot jaune, Marianne Vos.
« Il y a un vrai manque de respect dans le peloton »
« On ne peut pas gérer les comportements de certaines qui ont pris trop de risques, glissait ainsi le manager de la FDJ-Suez Stephen Delcourt. Il y a un vrai manque de respect dans le peloton. On l’a dit sur le Tour de France masculin aussi, et on a vu des comportements de certaines équipes pour lesquelles il n’y a plus de respect des leaders ou de certaines sprinteuses. J’aimerais passer un vrai coup de gueule car les athlètes elles-mêmes créent des dangers. »
Notre dossier sur le Tour de France fémininComme l’a rappelé lundi soir Stephen Delcourt, Demi Vollering est « clairement choquée ». « Après une chute à une telle vitesse, surtout quand vous êtes concentrées pendant plusieurs heures, il faut laisser passer le choc », concluait alors le manager français. Ce « choc » ne s’est pour l’instant pas montré rédhibitoire pour la Néerlandaise. Classée dans le même temps que les premières lundi à Angers - la chute ayant eu lieu dans la « zone sprint » des cinq derniers kilomètres - la voilà plus « déterminée » que jamais à chasser son rêve d’ici l’arrivée du Tour à Châtel (Haute-Savoie), dimanche.


















