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Evenepoel fait mieux que se rassurer sur le contre-la-montre du Dauphiné

Cyclisme : Remco Evenepoel met une claque à tout le monde sur le contre-la-montre du Dauphiné

CRITERIUM DU DAUPHINEDeux mois après sa lourde chute au Pays basque, le coureur belge a démontré lors du chrono du Dauphiné qu’il était déjà revenu à son meilleur niveau
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Étonné d’être déjà à ce niveau, mais pas nous. Dans le doute au sujet de sa forme au départ du Dauphiné, Remco Evenepoel s’est plus que rassuré mercredi en remportant le chrono de la quatrième étape pour endosser son premier maillot jaune, « le plus beau du monde ».

À moins d’un mois du Tour de France, le Belge, champion du monde du chrono, a frappé un gros coup sur un parcours exigeant de 34,4 km entre Saint-Germain-Laval et Neulise, reléguant le prodige britannique Josh Tarling et le Slovène Primoz Roglic à respectivement 17 et 39 secondes. De quoi dissiper les inquiétudes après deux mois sans courir suite à sa lourde chute début avril au Pays basque.

« « C’est mieux que prévu, j’avais vraiment de bonnes jambes et de bonnes sensations. Je ne suis pas encore au top, mais je gagne, c’était très important pour moi. C’est bon pour la confiance, c’est bon pour le futur », a-t-il dit. »

Victime d’une fracture de la clavicule et de l’omoplate il y a deux mois, le Flamand avait annoncé que son seul objectif était de reprendre le rythme de la compétition. Il redoutait aussi de ressentir des douleurs pendant le chrono où, en maître de l’exercice, il adopte une position aérodynamique extrême qui sollicite énormément le tronc et l’épaule.

« C’était mieux que prévu »

Tout ça a été balayé mercredi sous un chaud soleil dans la Loire. Moulé dans sa combinaison arc-en-ciel de champion du monde transmetteur radio collé sur le torse pour mieux pénétrer dans l’air, il a fait la différence dans la partie finale plus vallonnée pour remporter la 55e victoire de sa carrière, la 14e dans un chrono, à seulement 24 ans.

Quant à l’épaule, strappée, il a expliqué, en rigolant, « ne pas avoir ressenti de douleur, sauf à 150 mètres de l’arrivée où j’ai pris un gros nid-de-poule ». Son tour de force dessine des perspectives intéressantes en vue du Tour de France (29 juin-21 juillet) où il y aura deux chronos au programme, dont celui du dernier jour, tout aussi long et encore plus dur, entre Monaco et Nice.

De bon augure avant le Tour ?

Au Dauphiné, sa performance ne préjuge pas du résultat final. Car il risque d’être encore un peu juste en montagne ce week-end dans les Alpes sur un terrain où il est moins à l’aise qu’un Roglic qui a également fait un très beau chrono et ne compte que 33 secondes de retard au général. « Les trois dernières étapes sont très dures. Je vais prendre jour après jour et si un jour je craque c’est comme ça. J’ai encore beaucoup de travail à faire. C’est déjà étonnant que je sois déjà à ce niveau », a estimé Evenepoel.