Coupe du monde de rugby: « On ne peut pas se permettre d’avoir des incertitudes en équipe de France »... Brunel revient sur le cas Ramos

RUGBY Jacques Brunel est revenu de son propre chef sur le cas Thomas Ramos, renvoyé en France pour cause de blessure mais qui a joué ce week-end avec Toulouse

William Pereira

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La Coupe du monde de Thomas Ramos s'est terminée en raison d'une blessure à la cheville
La Coupe du monde de Thomas Ramos s'est terminée en raison d'une blessure à la cheville — Christophe Ena/AP/SIPA

De notre envoyé spécial au Japon,

C’est un Jacques Brunel confiant voire conquérant qui s’est pointé dans l’installation préfabriquée servant de salle de conférence de presse du Danoharu sports park, où s’entraînait cet après-midi le XV de France. On en tient pour preuve que le sélectionneur n’a pas attendu la première question des journalistes pour évoquer la polémique du week-end : Xavier Dupont de… heu non, Thomas Ramos. L’arrière du XV de France a joué 80 minutes avec le Stade toulousain samedi alors qu’il avait été jugé inapte par le staff médical des Bleus, en tout cas suffisamment pour que celui-ci se permette de le renvoyer à Ernest-Wallon. Une décision controversée qui a suscité l’émoi et poussé Brunel à réagir avant même d’être lancé sur le sujet :

« Il y a eu un diagnostic, des imageries qui sont les mêmes ici qu’à Toulouse et une indisponibilité qui a été évaluée à dix jours. Il y a un contexte. A ce moment-là, on a deux matchs à jouer, les Tonga et l’Angleterre, dont on ne connaît pas encore le résultat contre l’Argentine. Et on a besoin d’avoir deux arrières à 100 % disponibles. En équipe de France, on ne peut pas se permettre d’avoir des incertitudes. On a un délai de carences de 72 heures, car il faut établir un dossier et faire venir le joueur remplaçant. On ne peut donc pas se permettre d’attendre de prendre la décision la veille du match. J’avais le choix de changer le joueur ou pas et j’assume ma décision. »

Choix et responsabilité

Lancé par un confrère sur l’éventualité de faire jouer Huget à l’arrière en attendant de récupérer Ramos, Brunel a répondu que la solution n’était pas fiable, l’ailier ayant été tout sauf convaincant les dernières fois qu’il avait été amené à occuper le poste. Avant de marteler, un peu plus véhément, qu’il n’a pas fait ce choix pour se marrer. « C’était ma responsabilité, parce que je pensais que c’était la meilleure solution pour l’équipe de France. Ça ne me fait pas rire de renvoyer Thomas Ramos en France alors que c’est notre arrière et un des meilleurs buteurs de l’équipe. Je sais pas si les autres auraient fait différemment mais j’assume. » Voilà qui a le mérite d’être clair.