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« Coup de froid », « fébrilité »… Un virus touche-t-il les Bleus ?

Coupe du monde 2022 : « Coup de froid », « fébrilité »… Un virus touche-t-il les Bleus ?

FOOTBALLRabiot resté à l’hôtel, Upamecano et Coman grippés… L’équipe de France soigne doucement ses malades. En espérant que d’autres ne se déclarent pas
Thibaut Gagnepain

T.G. avec AFP

L'essentiel

  • Pourquoi Rabiot et Upamecano n’ont pas pu jouer mercredi soir ? Soit par un « coup de froid », une « fébrilité », un syndrome « viral » et donc transmissible…
  • Le sélectionneur Didier Deschamps a dit qu’au bout d’une éreintante compétition, « on est un peu plus sensible à tout ce qui peut être viral ».
  • Mais alors, que se passe-t-il vraiment ? L’encadrement des Bleus était resté vague, ces derniers jours, sur la nature précise de la maladie qui touche certains membres du groupe

Et s’il fallait finalement un virus pour éliminer les Bleus ? La question se pose depuis quelques jours. Mercredi soir, Adrien Rabiot était resté à l’hôtel et Dayot Upamecano sur le banc, tous les deux touchés. Soit par un « coup de froid », une « fébrilité », un syndrome « viral » et donc transmissible… En tout cas, l’équipe de France prend des précautions face au mal mystérieux qui la touche à l’approche de la finale du Mondial-2022 au Qatar.



Y a-t-il un virus à l’hôtel des Bleus ? « Non, non, non », balaye Jules Koundé devant la presse après France-Maroc (2-0), avant de s’éclipser loin des journalistes. « Ils vont bien », avait assuré laconiquement le défenseur un peu plus tôt, au sujet d’Upamecano et Rabiot, malades. Le sélectionneur Didier Deschamps en a dit un peu plus, avançant qu’au bout d’une éreintante compétition, « on est un peu plus sensible à tout ce qui peut être viral ».

« Les températures ont plutôt baissé, il y a la climatisation à fond. Il y a des états fébriles. On fait tous attention. On prend les précautions, on s’adapte. Tout ce qui est viral est transmissible. On a pris des précautions pour qu’il n’y ait pas de contact, avec Dayot, et pour Adrien pareil », a prolongé le coach en conférence de presse.

A demi-mot, « DD » concède la possibilité d’un virus circulant dans le camp de base des Bleus, mais « sans penser à autre chose ». En creux, le sélectionneur veut parler du Covid-19, bien présent à Doha, notamment parmi les journalistes venus suivre la compétition. Cette hypothèse a été balayée de source proche des Bleus dès mardi. La Fifa n’impose, elle, plus aux équipes de réaliser des tests de dépistage.

Coman touché aussi

Si Theo Hernandez assure que « rien n’a changé » au sein des Bleus sur les mesures sanitaires, Aurélien Tchouaméni dit l’inverse. « On fait plus attention, il y a davantage de gel hydroalcoolique sur les tables, on espère que tout le monde va rester en bonne santé pour le prochain match parce que c’est une finale et on veut avoir toutes nos forces présentes », a affirmé le milieu du Real Madrid.

« Dayot était là, disponible, pas complètement à 100 %, et c’est pour ça qu’il n’a pas débuté le match. Il a eu trois jours compliqués même s’il a pu faire quelques efforts. Il était fébrile, avec une incidence sur l’aspect musculaire par rapport aux exigences du soir », a prolongé Didier Deschamps en conférence de presse. Quant à Rabiot, « il a été malade un peu plus tard. Il allait mieux ce midi, mais pas suffisamment, donc il est resté à l’hôtel pour ne pas prendre de risque. Il devrait logiquement être disponible pour dimanche » en finale contre l’Argentine.

Les deux joueurs, absents mardi à l’entraînement collectif, ne sont pas les seuls à être touchés. « Kingsley Coman a ressenti aussi un peu de fébrilité dans l’après-midi », a concédé Deschamps, justifiant le fait de n’avoir pas fait rentrer l’ailier droit, doublure logique d’Ousmane Dembélé, mercredi.

L’encadrement des Bleus était resté vague, ces derniers jours, sur la nature précise de la maladie qui touche certains membres du groupe. L’adjoint Guy Stéphan a évoqué « un coup de froid » au micro de la Fifa avant le match, mais « rien de grave ». Interrogé, Randal Kolo Muani a également été peu disert. « Inquiets ? Non, du tout ! », a-t-il rétorqué. « Dayot était sur le banc, il va très bien. »