Coupe du monde 2018: «Ça a été compliqué de trouver le sommeil», les Bleus ont savouré après ce match dingo

FOOTBALL La nuit a été aussi courte que les émotions ont été fortes...

N.C.

— 

Les Bleus euphoriques après leur belle victoire contre l'Argentine en 8e de finale de la Coupe du monde, le 30 juin 2018.
Les Bleus euphoriques après leur belle victoire contre l'Argentine en 8e de finale de la Coupe du monde, le 30 juin 2018. — Laskowski/PressFocus/SIPA

De notre envoyé spécial à Istra,

En ce qui nous concerne, on a parfois du mal à s’endormir après un gros match d’urban le mardi soir. Alors on ose à peine imaginer l’état d’excitation des Bleus au moment d’aller se coucher, vers deux heures du matin la nuit dernière, après la dinguerie de ce France-Argentine. « Ça a été compliqué de trouver le sommeil, oui. Vous devez le voir à ma tête d’ailleurs », confirme en souriant Florian Thauvin, de passage en conférence de presse dimanche matin après ses premières minutes dans cette Coupe du monde.

La fête dans l’avion du retour a été belle, forcément. « C’était une grande équipe en face, assez tôt dans la compétition, on a conscience du match que c’était, on l’a vu à la fin avec les cris dans le vestiaire et les moments forts lors du retour, poursuit Flotov. C’était un grand match, on s’est battu, c’est une belle fête pour la France entière. »

«Que du bonheur»

L’enjeu, l’ambiance, les retournements de situation, les actions et les buts venus d’un autre univers, la victoire au bout… Tout y était, dans ce match. Ce n’était qu’un huitième de finale, mais ça n’empêche pas d’avoir vécu un moment d’histoire. « On n’en a pas trop conscience, parce que nous on est là pour gagner le match d’abord, souligne Antoine Griezmann, venu sur l’estrade du centre de presse peu après. C’était vraiment un beau match, c’était foufou, mais pour nous ça a été beaucoup de souffrance parce qu’il était dur. »

Les nerfs ont été mis à rude épreuve, et la décharge émotionnelle très forte. Pour tout le monde. « Je comprends que les supporters et les Français aient pris beaucoup de plaisir, pour moi ce n’était que du bonheur », raconte Thauvin. Enfin, surtout à la fin, quoi.