Coupe du monde 2018: Vous connaissez mal le Pérou? Deschamps et Lloris sont là pour vous aider

FOOTBALL Tout le monde ne regarde pas les qualifications de la Conmebol...

N.C.

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Didier Deschamps en conférence de presse à Ekaterinbourg avant France-Pérou, le 20 juin 2018.
Didier Deschamps en conférence de presse à Ekaterinbourg avant France-Pérou, le 20 juin 2018. — FRANCK FIFE / AFP

De notre envoyé spécial à Iekaterinbourg,

Ça aussi, ça fait partie du petit jeu des conférences de presse de veille de match - oui il y en a beaucoup, on s’amuse comme des foufous. Quand vous allez affronter une équipe dite plus faible, ou en tout cas que votre public ne connaît pas, vous êtes obligés de montrer que vous, sélectionneur et joueurs, vous avez bien préparé votre affaire. Cela avait été le cas avec les Australiens, c’est la même chose pour les Péruviens, que les Bleus vont affronter jeudi.

« Quand ils doivent défendre, ils le font bien, et en nombre »

Attention, loin de nous l’idée qu’ils font semblant. On se doute évidemment que le travail en amont d’un match de Coupe du monde n’est pas pris à la légère. Mais c’est quand même marrant à observer. La méthode de Didier Deschamps est simple : il cite un maximum de noms dans la même phrase, pour vous renvoyer à votre relative ignorance. Il avait déjà fait le coup à Istra, et tellement vite qu’on n’avait pas eu le temps de noter. Mercredi, en cette veille de match, il a remis ça sur la ligne d’attaque. Avec un petit extra.

« Vous avez quand même Flores, Cueva, Farfan, Carrillo, Guerrero… Farfan bien sûr. Quand ils doivent défendre, ils le font bien, et en nombre. Mais quand ils ont le ballon ils l’utilisent plutôt bien pour remonter en une touche et amener du mouvement ». Et pan.

Hugo Lloris est aussi passé au révélateur. Pas de soucis, il avait de quoi dire. « Déjà, c’est une équipe qui aurait mérité mieux contre le Danemark. Elle est difficile à bouger et à battre, c’était sa première défaite en seize matchs, je crois [exact]. Les joueurs sont dévoués pour leur équipe et leur pays, avec un extra de motivation personnelle qui se ressent sur leur collectif, estime le gardien et capitaine. Ils sont prêts à se dépasser tous ensemble, un peu à l’image de ce qu’on a connu contre la Colombie en mars. Il va y avoir de l’agressivité, de l’intensité. Ils vont tout donner, c’est leur dernière chance pour se relancer pour la qualification. » Bien joué Hugo.

« Nous pouvons battre toutes les sélections »

Un peu avant eux, le sélectionneur péruvien était lui aussi venu en conférence de presse. Il n’a pas jugé le premier match des Bleus aussi sévèrement que nous. « La France peut s’adapter à différentes circonstances d’un match, a dit Ricardo Gareca. L’Australie a réduit les espaces et les Français ont tout de même trouvé la solution. Ils peuvent aussi profiter des espaces, vu la vitesse de leurs attaquants. Ils ont différentes caractéristiques de joueurs qui peuvent répondre à toutes les situations d’un match, c’est pourquoi c’est une équipe cataloguée parmi les favorites. »

Gareca ne part pas battu pour autant, bien sûr. La défaite contre le Danemark (0-1) après avoir raté un penalty a fait mal, mais l’espoir est toujours là. « On avait la rage, mais la sérénité est revenue, a-t-il assuré. Le Pérou va jouer comme toujours, depuis trois ans et demi que je suis à la tête de la sélection. Il peut y avoir différentes circonstances et stratégies, mais toujours avec l’idée de gagner, contre tout adversaire. Nous sommes habitués aux situations limites. Nous pouvons battre toutes les sélections, et ce type de contexte, nous savons l’appréhender. »