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Sainz remporte le Dakar, Loeb sauve le podium et reviendra pour la gagne

Dakar 2024 : Victoire finale pour Carlos Sainz, Sébastien Loeb sauve le podium et reviendra pour la gagne

rallye-raidA 61 ans, Sainz, déjà vainqueur à trois reprises, devient le pilote le plus âgé à remporter la course
Nicolas Camus

N.C.

C’est la quatrième, mais celle-là a un petit quelque chose en plus. Un goût « un peu spécial », comme l’a noté Carlos Sainz à l’arrivée. L’historique pilote espagnol a remporté le Dakar 2024 ce vendredi, à l’issue de la 12e et dernière étape à Yanbu, Arabie saoudite. Son quatrième sacre personnel (après 2010, 2018 et 2020), donc, qui fait de lui le vainqueur le plus âgé de l’histoire du rallye-raid du haut de ses 61 ans, et aussi le premier succès pour Audi dans l’épreuve.

« Audi a fait une voiture totalement différente des autres. Ç’a été difficile, mais on a réussi à atteindre enfin cette victoire, a déclaré Sainz, relayé par L’Equipe. On avait une bonne vitesse, un bon rythme et une bonne stratégie. Mais aussi une grande équipe avec de très bons coéquipiers. Et on a tout bien fait. »

Prodrive dans le collimateur

L’Espagnol, double champion du monde des rallyes dans une première vie (1990, 1992), a en effet pu compter sur une voiture fiable et des équipiers de luxe. Quand vous avez Stéphane Peterhansel, 14 victoires finales au compteur (six en moto, huit en auto), et Mattias Ekström, ancien champion du monde de rallycross, toujours là derrière vous en cas de pépin, ça aide à voir la course plus sereinement.

Sébastien Loeb a de quoi être jaloux, lui qui a passé son temps à changer des pneus crevés sur son Hunter BRX, développé par Prodrive. Le préparateur britannique sort fragilisé de cette édition, qui aura vu ses pilotes en difficulté sur des problèmes pourtant relevés depuis un moment. Demandez à Nasser Al-Attiyah, qui a tenté le coup cette année après sa victoire en 2023 sur Toyota, et qui ne veut plus entendre parler de cette voiture.

« Cette caisse a été faite pour la performance, mais niveau solidité, ce n’est pas ça. Dès qu’on va au-delà de la limite, on peut vite casser, plus tôt que les autres », a sobrement commenté Loeb à l’arrivée. Le pilote français préfère voir le côté positif : ce nouveau podium arraché de haute lutte alors qu’il s’était vu « prendre l’hélico et sortir de là » jeudi, après une énième galère mécanique qui lui a ôté toute chance de remporter son premier Dakar.

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Le sacrifice de son équipier Yungang Zi, à qui il a pu prendre son triangle de suspension, lui a finalement permis de repartir, de remporter la dernière étape et de terminer 3e du classement général, derrière le Belge Guillaume De Mevius (Toyota). « Au vu de la situation, ce n’est pas si mal », relativise l’ancien roi de la WRC, pour qui une victoire finale sur le mythique rallye-raid demeure plus que jamais « l’objectif ultime ». Loeb reviendra l’année prochaine pour une neuvième tentative, il faudra juste voir avec quelle voiture.