« En 2025, il peut y avoir des trucs sympas »… Malgré la déception de Paris 2024, Lavillenie ne baisse pas la perche
Athlétisme•Loin d’être abattu après avoir manqué la qualification pour les JO, Renaud Lavillenie se projette déjà sur ses prochains meetings et sur la saison à venirQuentin Ballue
Renaud Lavillenie ne sautera pas aux Jeux olympiques de Paris. L’ancien recordman du monde n’a pas réussi les minima dimanche à Angers, aux Championnats de France, où il jouait sa dernière chance. « J’étais dans un contre-la-montre, dans un pari osé. Je suis allé jusqu’au bout, j’échoue de pas ''grand-chose'', a-t-il confié à la chaîne L’Equipe. J’ai donné tout ce que j’avais, j’ai réussi à me battre. »
Le perchiste a buté à 5,72 m malgré le soutien du public. « Je sentais que j’avais les armes, mais je n’arrivais pas à me lâcher, à me libérer. J’y ai cru jusqu’au bout, mais sur mon dernier essai, je suis obligé de partir à la fin du décompte avec un vent de face. On n’est pas des avions, on a besoin d’un vent dans le dos, pas d’un avion dans la gueule pour décoller. Ce sont des petites choses qui font qu’à la fin c’est compliqué », a-t-il lâché, frustré de « ne pas avoir eu les conditions pour s’exprimer pleinement ».
« Pas un drame »
Et maintenant ? Lavillenie aura 38 ans en septembre, mais l’heure n’est toujours pas à la retraite. « Pour moi, ce n’était pas ''tout va bien je continue, tout va mal j’arrête'', poursuit l’Auvergnat, qui disputera le meeting de Paris à Charléty dimanche 7 juillet. Je n’ai pas fait cette opération (de la cuisse) pour rien il y a neuf mois. J’avais deux objectifs, le premier c’était de pouvoir refaire ce que j’aime au quotidien, refaire du saut à la perche sans douleur. Je reprends du plaisir, c’est important. »
« Les JO de Paris, je les vivrai autrement et ce n’est pas un drame. Si ça me permet de faire deux ou trois Mondiaux de plus, je prends, insiste le champion olympique de Londres, qui était candidat pour être porte-drapeau cet été. J’ai ce rêve de pouvoir sauter avec mes enfants, que ce soit dans mon jardin ou au stade. Ça me motive, je ne vais pas arrêter la perche. (…) Je vais avoir des meetings assez sympas au mois d’août. La page 2024 en termes de championnats est tournée, en 2025 il peut y avoir des trucs assez sympas. »


















