Affaire Clémence Calvin: L'athlète finalement autorisée à courir le marathon de Paris par le Conseil d'Etat

ATHLETISME Elle avait été suspendue mardi de manière provisoire par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui l'accuse de soustraction à un contrôle antidopage le 27 mars à Marrakech

L.Gam. avec AFP

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La Française Clémence Calvin, médaille d'argent pour son premier marathon, aux championnats d'Europe à Berlin, le 21 juillet 2018.
La Française Clémence Calvin, médaille d'argent pour son premier marathon, aux championnats d'Europe à Berlin, le 21 juillet 2018. — Andres Castillo/REX/Shutterstock/SIPA

Elle a finalement obtenu gain de cause. Provisoirement. Le Conseil d’Etat a levé ce vendredi soir la suspension ordonnée par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) à l’encontre de Clémence Calvin, à deux jours du marathon de Paris auquel l'athlète compte participer dimanche. Une date qu’elle a cochée dans son calendrier en espérant y descendre sous les minima pour les JO de Tokyo-2020.

Déjà dans le viseur de la justice, qui enquête sur de possibles infractions à la législation sur les produits dopants, la sociétaire du club de Martigues n’est pas pour autant sortie d’affaire.

Les intérêts sportifs avant tout

La vice-championne d'Europe du marathon Clémence Calvin, visée par une procédure antidopage pour s'être soustraite à un contrôle inopiné à Marrakech le 27 mars, a donc obtenu un sursis. Ce rebondissement est un camouflet pour l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui avait décidé mardi de la suspendre, une décision qui lui a été notifiée mercredi.

Le Conseil d’Etat a considéré qu’elle aurait dû être en mesure de s’expliquer devant l’agence « en temps utile », alors que le marathon, « une étape importante de son calendrier sportif », se déroule dimanche. Or, d'après la décision du Conseil d'Etat, l'AFLD lui a proposé de faire valoir ses observations la semaine prochaine.

Clemence Calvin risque désormais une suspension de quatre ans. Car si le Conseil d'Etat a levé la suspension provisoire, la procédure disciplinaire déclenchée par l'AFLD reste pour l'instant ouverte. En outre, le 22 mars, le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire pour « infractions à la législation sur les produits dopants », a indiqué vendredi à l’AFP le procureur de la République Xavier Tabareux. L’athlète de 28 ans est suspectée de détention de produits dopants.