Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Mais pourquoi ça coince au 30e kilomètre sur le marathon de Paris?

Marathon de Paris: Mais pourquoi ça coince au 30e kilomètre?

PANNELa légende veut que les marathoniens affrontent le « mur » au 30e kilomètre. Dommage, la course en compte 42,195…
Clémence Apetogbor

Clémence Apetogbor

L'essentiel

  • 55.000 coureurs vont prendre part au marathon de Paris, dimanche. Ils sont nombreux à redouter le mur du 30e km.
  • Baisse de régime, maux de tête, vertiges, voire hallucinations, après s’être pris le mur de plein fouet, certains marathoniens sont obligés de ralentir.
  • Sur le marathon de Paris, le coup de mou intervient entre le 30e et le 35e km. Deux explications différentes sont avancées pour situer précisément le kilomètre fatidique.

Tous les ou aspirants marathoniens vous parleront sans doute du « mur ». Le « mur » : cette légende qui veut que les coureurs craquent au 30e kilomètre alors qu’il y en a 42,195 à parcourir avant de se vanter d’être venu à bout de l’épreuve mythique.

Baisse de régime, maux de tête, vertiges, voire hallucinations, après s’être pris le mur de plein fouet, certains sont obligés de ralentir. Une expérience qui inquiète certains des 55.000 personnes qui s’élanceront dimanche à l’assaut de .

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

« J’ai clairement manqué d’essence »

Nicolas, 28 ans et attaché de presse parisien, compte désormais sept marathons à son actif, dont deux à Paris. La première fois qu’il s’élance sur la distance en 2013, c’est justement dans les rues de la capitale française, confie-t-il à 20 Minutes. Le mur, il en a entendu parler et le redoute, comme tous les aspirants « finishers ». C’est dès le 26e kilomètre que le drame arrive. « J’ai clairement manqué d’essence », explique celui qui n’était alors qu’un « novice ». Avec le recul, il l’explique par un mauvais ravitaillement, solide comme liquide.

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

En 2016, il réitère l’expérience. Mais lorsqu’il reprend le départ de la version parisienne du marathon, c’est la cinquième fois qu’il s’aligne sur 42 kilomètres après des passages par Berlin, Boston ou encore . L’objectif affiché : passer sous les 3 heures. Au 26e kilomètre, aucun problème, mais c’est au 34e que ça coince, au moment de longer Roland-Garros et à l’heure à laquelle le soleil commence à taper. Mais le contrat est rempli, Nicolas passe la ligne en 2 heures et 57 minutes.

Attention aux problèmes gastriques

Des couacs qu’explique sans difficulté Thomas Delpeuch, responsable des épreuves grand public d’Amaury Sport Organisation. « C’est autour des 30e et 33e que la course change. Le coureur atteint ses limites physiologiques, qu’il voit ses réserves de glucose baisser. C’est là qu’on constate que les gens marchent en masse, . »

Comment l’expliquer ? La météo, le parcours mais aussi la mauvaise préparation sont les différentes raisons de ces défaillances, avance le responsable de l’organisation.

Pour autant, les coureurs n’abandonnent pas et surpassent la difficulté. « On enregistre entre 300 et 600 abandons », explique Thomas Delpeuch. « Certains découvrent pour la première fois la distance au-delà des 30 kilomètres mais quand on est engagés sur un marathon, on le termine », soutient-il. Malgré les défaillances, les coureurs en terminent, mais laissent parfois leur objectif chronométrique s’envoler. Sur l’édition 2017 du marathon de Paris, 80 % des coureurs engagés sur la distance et espérant terminer en 4 heures ont finalement passé la ligne d’arrivée en près de 4 heures et 15 minutes.

Chez ​, application utilisée pour enregistrer son activité sportive via GPS, les statistiques sont sensiblement les mêmes. Depuis deux ans – date à laquelle le parcours a été légèrement modifié –, ça coince entre le 33e et le 35e kilomètre. Du côté de l’application, on avance que le parcours, qui longe le bois de Boulogne avant d’entrer dans la partie boisée, explique cette baisse de régime.

Un seul conseil, prodigue Romain, s’hydrater tous les 5 kilomètres et ne pas hésiter à s’arroser pour casser le mur sans (trop) de difficultés.