Bordeaux: Le semi-marathon, c’est vraiment le pied pour les coureurs

COURSE A PIED Près de 14.000 personnes participeront samedi au marathon de Bordeaux…

Clément Carpentier
Près de 20.000 coureurs sont attendus sur les courses du marathon de Bordeaux.
Près de 20.000 coureurs sont attendus sur les courses du marathon de Bordeaux. — Thibaud Moritz / AFP
  • La 4e édition du marathon de Bordeaux se déroule ce samedi à partir de 20h.
  • L’épreuve du semi-marathon attire presque six fois plus de coureurs que le marathon.
  • Accessible à tous sportivement, cette course ne demande pas une préparation exceptionnelle.

Samedi vers 20h, ils seront plus de 20.000 coureurs à s’élancer des quais pour la 4e édition du marathon de Bordeaux. Mais tous n’auront pas la même distance à parcourir. En effet comme de plus en plus souvent, les organisateurs proposeront plusieurs courses en une :

- Marathon classique (2.500 participants)

- Semi-marathon (14.000 participants)

- Relais marathon (3.500 participants)


Un vrai défi sportif par rapport aux courses de 10 kilomètres

Évidemment ce qui choque tout de suite, c’est la très forte participation au semi-marathon par rapport aux autres parcours. Cette épreuve est devenue très à la mode ces dernières années. Pourquoi un tel engouement pour ces 21 kilomètres ? « C’est avant tout la plus accessible quand on veut se donner un petit défi », explique Laurent Baudinet, le président du Stade Bordelais Asptt, organisateur du marathon de Bordeaux. Un sentiment que partage totalement Anne-Charlotte :

Il y a quelques années un 10 kilomètres, c’était le challenge. Mais c’est devenu atteignable même pour les débutants. Aujourd’hui, si tu veux te démarquer des autres ou tout simplement repousser tes limites, tu t’attaques au semi. Là, ça devient intéressant !
Le marathon de Bordeaux est le seul en France à se courir de nuit.
Le marathon de Bordeaux est le seul en France à se courir de nuit. - Thibaud Moritz / AFP

Cette Française, installée à Londres, va découvrir la course bordelaise avec sa nièce, Marine. Cette dernière « va vivre son premier semi. Pas pour la compétition mais pour le défi. » Et elle s’y prépare depuis quelques semaines à son rythme, sans forcer. Mais alors pourquoi ne pas courir un vrai marathon, le défi ultime ?

Une préparation adaptée à sa vie quotidienne

« Personnellement, quand on m’a dit que je devrais faire un marathon, j’ai dit non. Trop de contrainte. Trop de discipline. Là tu ne rigoles plus, si tu ne te prépares pas bien, tu vas prendre cher », insiste Anne-Charlotte. Alors oui, il faut bien une préparation pour le semi mais « le sacrifice que requière celle-ci reste faisable » pour elle. A l’image de Marine, qui malgré un emploi du temps très chargé « a réussi à s’entraîner régulièrement sans faire que ça » et « espère maintenant passer la ligne d’arrivée sans vomir et sans pleurer. »


Laurent Baudinet pointe un autre avantage de cette course :

Pour un marathon, il faut s’inscrire des mois à l’avance. Les coureurs doivent organiser tout leur calendrier autour de ça. Un semi, on peut s’inscrire seulement deux ou trois mois avant. La préparation est plus courte et moins lourde.

Si pour cet organisateur, « boucler un semi-marathon est déjà une grosse performance sportive », Marine ne pense pas pour autant « se mettre la rate au court-bouillon ! » Réponse samedi soir entre 22h et minuit.