Lance Armstrong: «Tous ceux contre lesquels j'ai couru savent qui a gagné ces sept Tours»

CYCLISME L'ancien coureur américain a justifié sa décision d'abandonner sa défense contre l'USADA dans un long communiqué...

Corentin Chauvel

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L'ancien coureur cycliste américain Lance Armstrong, le 22 septembre 2010, à New York.
L'ancien coureur cycliste américain Lance Armstrong, le 22 septembre 2010, à New York. — L.JACKSON / REUTERS

Lance Armstrong a finalement jeté l’éponge. C’est dans une longue déclaration publiée jeudi soir sur son site que l’ancien coureur américain a fait connaître son intention de renoncer à contester les accusations de dopage portées à son encontre par l'Agence américaine antidopage (USADA).

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«Dans la vie de tout homme, il arrive un moment où il doit dire "assez". Pour moi, le moment est venu», écrit l'ancien cycliste qui dénonce la «chasse aux sorcières», «partiale et injuste», menée depuis trois ans par l’USADA. Cette traque, qu’aucune cour fédérale n’a pu stopper, a fini par peser trop lourdement sur sa famille et le travail qu’il effectue au sein de sa fondation contre le cancer, ajoute-t-il.

«Tout ce qu’ils m’ont demandé, je l’ai fourni»

Même s’il renonce au combat, Lance Armstrong poursuit en indiquant qu’il n’y a aucune preuve démontrant qu’il s’est dopé. «Je me suis toujours montré disponible à l’heure et partout dans le monde. En compétition. Hors compétition. Sang. Urine. Tout ce qu’ils m’ont demandé, je l’ai fourni. A quoi tout cela a servi si, à la fin, l’USADA n’en tient pas compte», s’interroge-t-il.

«Depuis le début, cette enquête n’a pas été menée pour découvrir la vérité ou nettoyer le cyclisme, mais pour me punir à tout prix», accuse l’ancien coureur, qui pointe du doigt les méthodes de l’USADA qui n’a jamais été soutenue selon lui par l’Union cycliste internationale (UCI) ou la Fédération américaine de cyclisme. «L’USADA aurait conclu des marchés avec d’autres coureurs, contournant leurs propres règles du moment qu’ils disent que j’ai triché. Et beaucoup d’entre eux continuent de courir aujourd’hui», précise-t-il.

«Aujourd’hui, je tourne la page»

Mais Lance Armstrong prévient: ce n’est pas l’USADA qui lui enlèvera ses sept victoires dans le Tour de France. «Je sais qui a gagné ces sept Tours, mes équipiers savent qui a gagné ces sept Tours, et tous ceux contre lesquels j'ai couru savent qui a gagné ces sept Tours», affirme l’ancien coureur.

«On a  roulé tous ensemble. Pendant trois semaines sur les mêmes routes, les mêmes montagnes, contre le vent et les éléments qu’on a dû subir. Il n’y avait pas de raccourcis, pas de traitement de faveur. La même course, les mêmes règles. La compétition la plus difficile du monde où le meilleur l’emporte. Personne ne peut changer cela et surtout pas Travis Tygart (le patron de l’USADA, ndr)», ajoute Lance Armstrong.

«Aujourd’hui, je tourne la page. Je ne veux plus être mêlé à cette affaire, malgré les circonstances», conclut l’ancien cycliste qui précise qu’il va continuer à se consacrer à sa fondation: «A l’avenir, je vais me dévouer à l’éducation de mes cinq beaux (et énergiques) enfants, la lutte contre le cancer et la tentative d’être le quarantenaire le plus en forme du monde.»