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Frédéric Pietruszka, président de la FFE: «Avec le porte-drapeau, on parlera d'escrime quels que soient nos résultats»

Frédéric Pietruszka, président de la FFE: «Avec le porte-drapeau, on parlera d'escrime quels que soient nos résultats»

INTERVIEWAprès la désignation de Laura Flessel pour le rôle aux Jeux de Londres...
propos recueillis par Romain Scotto

propos recueillis par Romain Scotto

Les présidents de fédération en rêvent tous les quatre ans. Cette année à Londres, l’escrime sera mise en avant dès la cérémonie d’ouverture avec Laura Flessel, la cinquième escrimeuse désignée porte-drapeau de la délégation française (après D’Oriola, Magnan, Riboud et Lamour). Frédéric Pietruszka, le président de la FFE, se réjouit donc à l’avance de ce coup de projecteur sur un sport peu médiatisé.

Est-ce une victoire du sport amateur quelque part sur le monde professionnel?

Oui, cela joue inévitablement. Ce qui est vrai pour l’escrime est vrai pour beaucoup d’autres sports olympiques. Tony Parker a une fenêtre médiatique plus importante avec la NBA. Inévitablement, il y a eu ce choix là dans la pensée des gens qui ont voté. Mais c’est avant tout la victoire d’une athlète. C’est la personnalité même de Laura Flessel qui est récompensée. Elle doit à elle-même le fait d’être porte-drapeau, son palmarès et sa personnalité.

Qu’est ce que cela représente pour un sport comme le vôtre?

Une immense fierté. Un plus indéniable pour un sport peu médiatisé. On en a absolument besoin. Notre médiatisation se fait essentiellement sur les Jeux olympiques. Je pense que le poids des 115 médailles olympiques françaises de l’escrime a pesé aussi. Les prédécesseurs l’ont aidé. Tant mieux.

Pour un sport comme le vôtre, est-ce indispensable en termes d’exposition?

Oui et non. C’est quelque chose qu’on attendait. On est très peu médiatisés. Avec ce porte-drapeau. Quels que soient nos résultats aux Jeux, on parlera d’escrime au-travers de Laura. En espérant qu’on en parle également en termes de résultats.

Selon vous, quelles sont les qualités de Laura Flessel?

Moi j’ai l’habitude d’en parler souvent aux assemblées générales de la fédération. Elle participe au comité directeur de la FFE. Elle est gentille et généreuse. Elle a épousé un certains nombre de causes. Je n’ai pas eu à l’expliquer aux membres du comité de sélection. J’ai des relations personnelles avec chacuns de ces membres. En aparté, j’ai pu leur exprimer toutes ses qualités.

Pas peur de la «malédiction» des porte-drapeaux?

Non, ça ne me fait pas peur car Laura a déjà démontré qu’elle avait la capacité pour assumer beaucoup de choses à la fois. En particulier à Bratislava pour aller chercher sa qualification olympique. On a bien vu qu’après une défaite elle était capable de repartir. C’est une grande championne. Mais porter le drapeau est un poids, c’est sûr.