Ligue des Champions: Après la défaite à Nicosie, l'OL est amnésique

FOOTBALL L'OL a été éliminé par l'Apoel aux tirs au but...

A Nicosie, Antoine Maes

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L'attaquant de l'Apoel Nicosie Ailton face au Lyonnais Bakary Koné, le 7 mars 2012, au GSP Stadium de Nicosie.
L'attaquant de l'Apoel Nicosie Ailton face au Lyonnais Bakary Koné, le 7 mars 2012, au GSP Stadium de Nicosie. — AFP PHOTO/JACK GUEZ

Quand les temps sont difficiles, le meilleur ami du footballeur est sans doute sa mémoire. Surtout si elle leur évite de trop ressasser. Mercredi soir, à Chypre, les Lyonnais n’étaient pas encore montés dans leur bus qu’ils pensaient déjà au prochain match. Il vaut mieux, quand on vient de se faire éliminer par l’Apoel Nicosie (1-0, 4 tab à 3), l’équipe réputée la plus prenable des 8es de finale de la Ligue des Champions. «On essaie de relativiser, parce que c’est un moment délicat qu’il faut passer le mieux possible», ajoute Maxime Gonalons.  

Bernard Lacombe, le conseiller du président Aulas, a beau plaider «qu’on ne peut pas dire que l’heure est grave», elle est tout de même très sombre. Car en plus de l’élimination, les Rhodaniens se sont offerts du rab avec les prolongations. Pas franchement une affaire exceptionnelle quand on a le réservoir à sec, qu’on s’apprête à recevoir Lille (samedi), et qu’on reste sur 5 points sur 24 possibles en championnat. Inquiet, les Lyonnais? «Ca c’est la traditionnelle question d’après les défaites», sourit tristement Rémi Garde. Le problème, c’est que ces derniers temps, ce type d’interrogation revient trop souvent dans les zones mixtes lyonnaises.

En clair, ce n’est pas le moment de traîner en route. Alors que les sirènes des fins de contrat commencent à faire du bruit, certains se battent quand même contre la tendance. «On a encore des objectifs à aller chercher. Il faut rester soudés, unis. Une carrière, ce n’est pas un long fleuve tranquille», prêche par exemple Gonalons. «On est déçus, c’est normal, on a perdu une qualification en quart de finale de la Ligue des Champions. Moi j’ai encore envie de jouer à haut niveau. Mais je ne joue pas tout seul», lui répond Cris en écho, et dans un langage beaucoup diplomatique.  Si la Ligue 1 paraît inaccessible, Lyon peut encore rêver à la Coupe de France (quart de finale contre le PSG). Et surtout à la Coupe de la Ligue (finale contre l’OM), qui pourrait bien être le dernier espoir des deux olympiques d’accrocher une place européenne l’an prochain. 

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