Sébastien Chabal met fin à son «long supplice» avec le Racing et Pierre Berbizier

RUGBY Le divorce était inéluctable entre Sébastien Chabal et le manager du Racing-Metro...

Alexandre Pedro

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Sébastien Chabal lors d'une conférence de presse, le 3 février 2012 à Anthony.
Sébastien Chabal lors d'une conférence de presse, le 3 février 2012 à Anthony. — B.Langlois / AFP

Viré mais pas dégoûté. Depuis jeudi 23h30, Sébastien Chabal n’appartient plus à l’effectif du Racing-Metro 92. Au communiqué lapidaire de son désormais ancien club, le plus médiatique des rugbymen français a répondu par une conférence de presse. Tout de noir vêtu, le troisième-ligne a donné sa version de l’histoire. «Je suis triste et déçu, c'est la fin d'une aventure, mais aussi la fin d'un long supplice. Je n'étais plus heureux, plus épanoui en tant que joueur.»

«Nous avons crevé l’abcès»

La raison de son malaise est connue, identifiée et porte un nom: Pierre Berbizier. «La communication ne passait plus avec Pierre Berbizier, le manager général», confirme-t-il. Malgré plusieurs relances des journalistes, le «Caveman» refuse d’aller plus loin dans le règlement de comptes avec «Berbiz».

Lundi dernier, le point de rupture a pourtant été atteint lors d’une réunion avec le président Jacky Lorenzetti et Pierre Berbizier devant aboutir à la prolongation de son contrat pour une ou deux saisons. «J'ai ouvert mon cœur, je leur ai exactement dit ce que je pensais du management, du rugby, de ma vision du haut niveau... Nous avons crevé l'abcès.» Après s’être tolérés pendant plus de deux ans, les deux hommes ne pouvaient plus continuer à faire semblant.

Toulon, le Japon ou l’hémisphère Sud?

Depuis plusieurs semaines, Chabal n’hésitait plus à remettre en cause l’autoritarisme du manager francilien, relayant ainsi la lassitude d’une partie du vestiaire. Ajouté à une situation sportive délicate et à l’éviction de l’entraîneur des arrières Simon Mannix en novembre dernier, l’épisode Chabal montre un club en pleine crise de croissance.

Mais ce n’est plus le problème de Sébastien Chabal. A 34 ans, l’ancien de Bourgoin se sent encore «aérien» et souhaite terminer sa carrière sur une meilleure note. Libéré de son contrat par le Racing, il pourrait rebondir dans un autre club du Top 14 pour la fin de la saison. S’il a des touches «avec le Japon et l’hémisphère Sud», il dispose aussi de «propositions» en France. Lyon et Toulon sont évoqués.

Dans le Var, il pourrait former un trio détonnant avec Bernard Laporte et Mourad Boudjellal. «Je vais prendre le temps de la réflexion, prévient-il. Pour faire le bon choix, ne pas me tromper et prendre du plaisir.» Plus que sous les ordres de Pierre Berbizier.