Douillet, prénom Jérémie, profession basketteur
BASKET•Le fils du Ministre des sports est professionnel à Nantes...A Nantes, David Phelippeau
Faire des heures sup’, ça ne l’effraie pas. Comme tous les jours, Jérémie Douillet arrive à la salle de sports avant tous ses coéquipiers. «Une heure avant les autres», souffle-t-il. Jérémie soulève de la fonte et multiplie les shoots. Cette appétence pour l’effort, il l’a reçue de son père: David Douillet, le ministre actuel des sports et ex grand champion de judo. Même s’il avoue voir son père - dont il a hérité le même visage poupin - que «tous les deux ou trois mois», Jérémie s’entretient régulièrement avec lui au téléphone. «On parle souvent de sports, admet celui qui est arrivé cet été sur les bords de l’Erdre, en provenance d’Orléans. Il me dit de ne rien lâcher et de travailler encore et toujours».
Un coéquipier: «Pour nous, c’est Jérémie et pas David! Il n’aime pas trop les comparaisons avec son père»
Son nom l’oblige aussi à en faire plus qu’un simple joueur. «Je suis plus regardé que les autres, confie l’intérieur de 20 ans, avec beaucoup de maturité. On se doit d’être exemplaire quand on est fils de…» «C’est un garçon qui sait ce qu’il veut, reconnaît le coach Guillaume Quintard. Je me fous de son nom, de ses origines, ce qui m’intéresse c’est Jérémie». L’autre minot du groupe nantais Kevin Idoménée partage beaucoup de temps avec lui. «Il ne se la raconte pas. Pour nous, c’est Jérémie et pas David! Il n’aime pas trop les comparaisons avec son père». Mais il doit pourtant vivre au quotidien avec. «Parfois, ce n’est pas facile, confesse ce grand gaillard de 2,05 m et 106 kg. Certains ne me parlent que pour évoquer mon père. Je les cerne vite ceux-là.»
«Comme mon père fait partie d’une famille politique (UMP), certaines personnes pensent qu’il est du mauvais côté»
Sur les parquets, Jérémie nie avoir été l’objet de quolibets. «Juste des “Andouillettes!”, s’esclaffe-t-il. Mais rien de méchant… » Pourtant, il y a quelques semaines, à Saint-Vallier, l’hostilité à son égard est montée d’un cran. Il a été chahuté injustement sur certains de ses lancers francs. De fils d’ancien champion, Jérémie est devenu, ces derniers mois, fils de ministre. «Comme mon père fait partie d’une famille politique (UMP), certaines personnes pensent qu’il est du mauvais côté, explique ce protestant évangéliste. Mais, pour moi, mon père, il est toujours le même».


















